Le carpocapse des pommes et des poires, également connu sous le nom de Cydia pomonella, est un papillon nuisible pour l'agriculture, mais il peut également s'attaquer à d'autres espèces comme le cognassier ou le noyer. Les arboriculteurs craignent particulièrement ces larves, qui peuvent provoquer des dommages considérables. D'autres variétés, comme le carpocapse des châtaignes et des prunes, causent des troubles similaires sur leurs hôtes respectifs.
Identification du carpocapse : un nuisible à reconnaître
Le carpocapse mesure environ 2 cm de long avec des ailes gris-brun et se distingue par une tache marron ornée de traits dorés. Son activité culmine au crépuscule, surtout de mai à septembre, période où il sort de son cocon hivernal. Les femelles pondent entre 60 et 100 œufs sur les jeunes fruits, créant des galeries qui dévorent les pépins et la chair des fruits. Les larves, qui se transforment ensuite en papillons, poursuivent leur cycle de reproduction en été, aggravant ainsi les dégâts.
Signes de l’infestation et aides à la prévention
Les fruits attaqués présentent souvent une petite perforation à leur base, suivie d'une galerie qui conduit à des excréments de larves. L’examen des fruits révèle souvent la présence de chenilles à l’intérieur, rendant le fruit non comestible.
Pour prévenir les attaques, il est crucial d'encourager la biodiversité locale. Installez des nichoirs pour les mésanges, qui se nourrissent de ces larves, et diverses plantes pour attirer d'autres prédateurs. Les diffuseurs de phéromones, qui désorientent les mâles, constituent également une solution préventive efficace. Voici quelques méthodes :
- Saccharose : pulvérisation tous les 15 jours pour stimuler les défenses.
- Fructose : à appliquer toutes les trois semaines, en diluant correctement.
Supportez vos fruitiers grâce à des protections physiques comme des sacs en papier autour des jeunes fruits, ou par le chaulage des troncs pour éliminer les insectes cachés.
Traiter les infections déclarées
En cas de détection, le recours à un piège à phéromones est recommandé pour attraper les papillons mâles. Les insecticides bios à base du virus de la granulose sont efficaces et doivent être appliqués lorsque les œufs commencent à éclore. Cette méthode préserve l’écosystème et n’affecte pas les abeilles. Alternativement, le Bacillus thuringiensis peut être utilisé, bien qu'il soit moins ciblé contre les carpocapses.
Enfin, l'application de nématodes à l’automne aide à limiter la population hivernante, réduisant ainsi le nombre de carpocapses au printemps.







