L'heure de la retraite se profile à l'horizon, marquant un tournant tant attendu après des années d'efforts professionnels. Nombreux sont ceux qui ignorent que le montant de leur future pension est en partie déterminé par leurs revenus au cours de leur carrière. Toutefois, l'Assurance retraite se concentre principalement sur les 25 meilleures années de revenus, en excluant souvent celle de la dernière année travaillée, malgré le fait qu'elle soit généralement synonyme de salaires plus élevés.
La dernière année travaillée : un facteur souvent ignoré
Lors du calcul des pensions, l'Assurance retraite s'appuie sur le nombre de trimestres validés, l'âge de départ et bien entendu, les revenus d'activité. Pour ce dernier aspect, les 25 meilleurs salaires annuels revalorisés constituent la base du calcul, ce qui est désigné comme le "revenu annuel moyen".
Cependant, certaines périodes ne sont pas prises en compte dans le calcul du revenu annuel moyen :
- Les années avec un revenu insuffisant pour valider un trimestre.
- Les années ayant reçu des rachats de trimestres.
- L’année de départ à la retraite.
Un actif choisit sa date de départ en fonction des trimestres acquis ainsi que de l’âge minimal légal déterminé par son année de naissance. Par exemple, les personnes nées entre le 1er janvier et le 31 août 1961 peuvent partir à 62 ans. Il est à noter que, selon la loi, la date de départ doit obligatoirement coïncider avec le début d'un mois.
Il est donc plus stratégique pour un futur retraité de repousser son départ au 1er janvier de l'année suivante, afin d'inclure la dernière année de revenus dans le calcul du salaire annuel moyen fondé sur ses 25 meilleures années.
Les trimestres validés : une méthode différente pour la dernière année
Concernant le montant des pensions de base, l'Assurance retraite se base sur la durée d'assurance, c'est-à-dire le nombre de trimestres validés tout au long de la carrière. Ces trimestres peuvent être le fruit de revenus soumis à cotisations vieillesse en France ou dans d'autres pays ayant des accords internationaux.
Il est crucial de valider un certain nombre de trimestres pour bénéficier d'une retraite à taux plein. Par exemple, un individu né en 1961 doit valider 168 trimestres. Un salarié peut acquérir jusqu'à 4 trimestres par an, mais l'accès à ces trimestres dépend davantage du niveau de revenus que de la durée d'activité. En 2023, il fallait un revenu minimum de 1 690,50 euros brut pour valider un trimestre.
Cependant, la règle change pour la dernière année : même si un actif a suffisamment cotisé, il ne peut valider que les trimestres jusqu’à sa date de départ en retraite. D’après l'article R351-1 du Code de la sécurité sociale, l'arrêt des comptes de cotisation a lieu le dernier jour du trimestre civil précédant la retraite. Par conséquent, pour un départ en juillet, seuls deux trimestres peuvent être validés cette année-là.
En d'autres termes, les trimestres accordés lors de la dernière année d'activité sont comptabilisés différemment, favorisant un alignement avec les revenus perçus durant les années de travail habituelles.







