Donald Trump a exprimé, vendredi dernier, sa volonté de couper 10% des dépenses discrétionnaires, excluant les dépenses de défense, pour le budget de 2027, comme l'indique un document émanant de la Maison Blanche. En parallèle, il projette une augmentation de 500 milliards de dollars des fonds destinés à l'armée.
Ces modifications sont soumises à l'approbation du Congrès, un processus qui exigera un soutien bipartisan. Toutefois, ces propositions mettent en lumière les priorités politiques du Parti républicain en vue des élections de mi-mandat de novembre, alors que le parti cherche à maintenir son influence au Sénat et à la Chambre des représentants.
"Les économies sont obtenues en réduisant ou supprimant les programmes 'woke', jugés cooptés et source de gaspillage. Nous désirons également rendre des responsabilités aux gouvernements étatiques et locaux", a affirmé la Maison Blanche dans un communiqué sur le budget.
Contexte des coupes budgétaires
Les coupes annoncées s'inscrivent dans la lutte de l'administration Trump contre les dépenses liées aux énergies renouvelables, et visent également à éliminer environ trente programmes du Département de la Justice, jugés non nécessaires ou mal orientés. Notons qu'en parallèle, le projet de budget pour 2027 inclut une hausse de 13% pour renforcer l’efficacité du Département de la Justice dans la poursuite des criminels violents.
Les réactions à ces annonces sont variées. Le professeur en sciences politiques à l'Université de Harvard, Thomas Patterson, a affirmé : "Ces propositions sont à la fois une stratégie électorale et un reflet des principes de réduction des dépenses qui animent Trump depuis ses débuts politiques." Des économistes restent cependant sceptiques sur l'impact réel de ces coupes sur l'économie américaine.
La Maison Blanche entend ainsi redéfinir l'usage des fonds publics, tout en gardant à l'esprit les tensions politiques qui risquent d'accompagner cette démarche inédite.







