Le ministère de la Mer a décidé d'augmenter le quota de pêche pour les pratiquants de loisirs, le portant à dix maquereaux par jour, une hausse significative comparée aux cinq spécimens autorisés précédemment. Cette décision annoncée le 3 avril fait suite à des révisions européennes sur les quotas destinés aux professionnels.
Cette nouvelle mesure s'applique à l'Atlantique et à la Manche-Mer du Nord. “Cette décision répond à une demande forte des pêcheurs amateurs lors de la consultation publique”, précise l’entourage de la ministre Catherine Chabaud. Ce relèvement suit une proposition initiale de limitation stricte qui avait été envisagée en février, en raison des préoccupations sur l'état des stocks de maquereaux en Europe.
Auparavant, un consensus difficile avait été atteint entre les pays de l'Union européenne, qui avaient décidé de réduire les quotas de 70% au début de l'année. Toutefois, face aux retours des pêcheurs et à la nécessité de s'aligner sur des voisins comme le Royaume-Uni et la Norvège, cette réduction a finalement été ajustée à 48% selon des sources de SeafoodSource.
Danger pour la reproduction du maquereau
Poussé par le réchauffement climatique, le maquereau de l'Atlantique a été contraint de migrer vers le nord. Malheureusement, cette évolution l'a exposé à des niveaux de surpêche préoccupants, mettant en péril sa capacité à se reproduire. Selon le Conseil international pour l'exploration de la mer (Ciem), une réduction drastique de la pêche de cette espèce est impérative.
Dans un avenir proche, l'objectif est d'atteindre un quota de 174 000 tonnes pour le maquereau en 2026, alors que l'actuel quota autorisé de 299 000 tonnes est jugé trop élevé par des experts comme ceux de Fishery Alliance. Lors de la récente réunion au Conseil Agri-pêche de l’UE, c'est l'équilibre entre préservation et exploitation qui a été mis en avant par la ministre.
Catherine Chabaud a souligné l'importance de maintenir un dialogue avec les autres pays côtiers afin de prévenir une surpêche qui pourrait avoir des conséquences fatales pour cette espèce. “Les décisions que nous prenons doivent garantir la durabilité de la ressource”, a-t-elle affirmé, appelant à une vigilance accrue.







