La polémique sur les indemnités des élus, y compris celle du maire Emmanuel Grégoire, prend de l'ampleur, alors qu'il semble réticent à abandonner certaines pratiques d'Anne Hidalgo. Pendant sa campagne municipale, Grégoire avait initialement promis une gestion plus rigoureuse des finances de la ville, visant à réaliser des économies de l'ordre de 400 à 500 millions d'euros durant son mandat, tout en continuant à investir.
Mais les récentes révélations sur le souhait du maire d'augmenter son salaire de 25 % ont suscité un tollé. Sarah Knafo, la conseillère d'opposition, a exprimé son indignation, déclarant : “En pleine crise économique, le maire de Paris s’offre une augmentation de 25 %.” Cette majoration, si elle est adoptée par le Conseil de Paris, ferait grimper l'indemnité de Grégoire de 7 782 euros à 9 727 euros, tandis que d'autres élus verraient également leurs rémunérations augmentées.
Cette manœuvre est permise par l'article L 2123-22 du Code général des collectivités territoriales, qui autorise certaines majorations pour les collectivités spécifiques, y compris Paris. Cependant, des critiques émergent sur le fait que cette disposition aurait pu être évitée, surtout dans un contexte de budgets serrés.
En effet, la majorité des élus se défend en stipulant qu'il ne s'agit pas d'une véritable augmentation, mais d'une continuité des mesures existantes sous l'ancienne administration. Lamia El Aaraje, première adjointe de Grégoire, a ainsi qualifié les attaques de “populisme crasse.” Elle affirme qu’aucune somme supplémentaire ne sera versée aux élus concernés.
Cela dit, ces explications peinent à convaincre certains internautes qui s'interrogent sur la nécessité de maintenir de telles majorations alors que les efforts d'austérité se multiplient tant à Paris que sur le plan national. “La ville de Paris croule sous les dettes, et pourtant, comme d'autres élus, Emmanuel Grégoire augmente ses indemnités,” s'irrite un citoyen sur X, la plateforme sociale. Les citoyens expriment le souhait de voir les élus adopter un comportement plus responsable, surtout en ces temps difficiles.







