Le président de l’Union française des industries pétrolières (Ufip), Olivier Gantois, a alerté sur la continuité des tarifs élevés des carburants tant que la guerre au Moyen-Orient se poursuit. Lors d'une récente intervention sur TF1, il a exprimé sa conviction que les automobilistes français devraient s’adapter aux prix actuels, qui ne semblent pas prêts à diminuer dans l'immédiat.
Selon Gantois, le prix du baril de pétrole fluctue autour des 100 dollars, atteignant même 120 dollars durant cette période de conflit, tandis qu'auparavant il était situé autour de 70 dollars. Néanmoins, il est optimiste pour l'avenir : « Le jour où ce conflit sera terminé, on retrouvera les prix d’avant », a-t-il déclaré.
Sur le plan de l'approvisionnement, Olivier Gantois a rassuré en précisant qu'il n'y avait pas de pénurie envisagée en France dans les prochaines semaines, bien qu'il surveille la situation de près : « Nous restons attentifs, comme le lait sur le feu », a-t-il ajouté. Contrairement à ce qui se passe en Asie, il n'y a pas eu de véritables pénuries en France, mais plutôt des ruptures de stock temporaires dans certaines stations-service.
Enfin, le président de l'Ufip a salué la démarche du gouvernement qui envisage de plafonner les marges des distributeurs de carburant. « Cela peut aider à lisser les prix, mais il ne faut pas s'attendre à une baisse significative, seulement quelques centimes par litre », a-t-il prévenu, tout en notant que cela pourrait mettre un terme aux accusations fréquentes sur une répercussion plus rapide des hausses que des baisses.







