Face à la montée des tensions économiques, le gouvernement a déclaré ne pas vouloir "rouvrir l'ensemble des négociations commerciales" entre supermarchés et fournisseurs agroalimentaires. Maud Brégeon, porte-parole de l'exécutif, a affirmé sur BFMTV qu'il n'existe pas, à ce stade, de nécessité de réactiver ces discussions.
Elle a fait écho aux commentaires du ministre des PME, Serge Papin, qui, dans une interview accordée au Journal du Dimanche, a clarifié que la situation actuelle n'est pas comparable à celle de 2022, où des négociations avaient été déclenchées en raison d'inquiétudes économiques. "Aujourd'hui, il est crucial de suivre l'évolution des prix des matières premières, de l'emballage, de la logistique et du carburant", a-t-il ajouté.
Papin a évoqué la nécessité potentielle de rouvrir un dialogue sur ces négociations en réponse à l'envolée des coûts de l'énergie, qui pourraient engendrer une inflation significative. Chaque année, entre décembre et mars, distributeurs et industriels se livrent à des négociations parfois tendues qui influencent directement les prix des produits en magasin.
Le célèbre groupe laitier Lactalis, qui détient des marques comme Président et Lactel, a déclaré la semaine dernière qu'il se verrait contraint d'ajuster ses tarifs pour absorber l'impact du conflit au Moyen-Orient, tout en s'efforçant de limiter ces augmentations selon les différents segments de produits.
Brégeon a insisté sur l'importance d'agir avec modération : "Nous demandons à chacun d'être raisonnable" et a affirmé que le gouvernement demeurera vigilant pour éviter toute hausse excessive. "Il est compréhensible que les coûts de production augmentent en raison de la hausse des prix de l'énergie, mais seules ces hausses devraient se refléter dans les prix de vente." En citant des experts économiques, il semble que l'attention à la responsabilité des fournisseurs pourrait devenir un enjeu majeur dans les semaines à venir, comme rapporté par Le Monde.







