La France ne fait pas face à de "difficultés" majeures concernant l'approvisionnement en kérosène pour ses compagnies aériennes. Néanmoins, elle affirme sa volonté de libérer une partie de ses stocks stratégiques en cas de "problèmes de volume", comme l’a annoncé le 19 avril 2026 Maud Bregeon, la porte-parole du gouvernement.
"Il n’y a aucune pénurie à l’heure actuelle" pour les carburants routiers, a précisé Maud Bregeon lors d'une interview sur BFMTV. Cependant, elle a reconnu qu’il existe "davantage de tension" entourant le kérosène, bien qu'aucune difficulté ne soit constatée à l'instant présent.
Quels stocks ?
La porte-parole a rappelé que la France dispose d'environ cent jours de disponibilités de carburant dans ses stocks stratégiques. "Ces stocks sont conçus pour gérer des problèmes de volume, plutôt que des problèmes de prix," a-t-elle ajouté. L'Europe, en particulier, dépend fortement des approvisionnements pétroliers en provenance du Moyen-Orient, avec la moitié de son kérosène importé depuis cette région.
Vers une pénurie ?
La situation géopolitique actuelle ne manque pas de soulever des inquiétudes. Depuis le début du conflit entre les États-Unis et l'Iran fin février, le détroit d'Ormuz, par où transite près de 20 % de la production mondiale d'hydrocarbures, est en voie de blocage par Téhéran. Cela pourrait provoquer une crise d'approvisionnement en Europe, comme l’a indiqué Dan Jorgensen, le commissaire européen, avertissant que l’UE "s’approchait très rapidement" d'une possible pénurie.
Les compagnies aériennes, par l’intermédiaire de l'IATA, ont d’ores et déjà appelé à une coordination parmi les différentes autorités de régulation. L'organisation souligne la nécessité d'être transparent, surtout si un "rationnement" du kérosène devenait nécessaire, en particulier en Europe. Une préparation proactive semble donc essentielle pour éviter des conséquences graves telles que des hausses de tarifs ou des annulations massives de vols.







