L'horizon s'éclaircit pour l'Ukraine alors que, après des mois de blocage, les dirigeants de l'Union européenne se préparent à valider un prêt de 90 milliards d'euros. Ce tournant survient alors que le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, s'apprête à se rendre à Chypre pour un sommet essentiel.
Mercredi marquera le début formel des discussions qui mènent à l'approbation du prêt, avec un dîner entre chefs d'État prévu au prestigieux site d'Ayia Napa Marina, en bord de mer. Cette réunion est particulièrement attendue, car elle pourrait ouvrir la voie à une collaboration renforcée sur des questions telles que la production d'armements et la défense aérienne.
La venue de Zelensky est chargée de symbolisme, surtout dans le contexte où la levée du veto hongrois sur le prêt a été facilitée par la reprise des livraisons de pétrole russe vers Budapest, comme l'a souligné Le Monde. Un haut responsable ukrainien a précisé que le président s'engagera à approfondir les discussions sur la sécurité de l'Ukraine face à l'agression russe.
Ce sommet se tient sans la présence de Viktor Orban, le premier ministre hongrois, au lendemain de sa défaite électorale. Sa situation illustre à quel point les dynamiques internes de l'UE peuvent changer rapidement, un aspect que les dirigeants européens savent désormais exploiter.
Il est à noter que, bien que l'ordre du jour n'impose pas de décisions significatives, les chefs d'État ne manqueront pas de se pencher sur la guerre au Moyen-Orient. Lors d'un déjeuner de travail, ils recevront des dirigeants de la région, comme le président du Liban, Joseph Aoun, et son homologue égyptien, Abdel Fattah al-Sissi. Les discussions devraient également aborder des enjeux énergétiques cruciaux, alors que les conséquences économiques du conflit s'étendent comme un voile sur l'Europe, avec une augmentation des factures d’approvisionnement en énergie de 24 milliards d’euros en quelques semaines.
Les dirigeants européens se préoccupent des répercussions de l'approvisionnement en pétrole et ont pris des mesures pour soutenir les secteurs vulnérables, tout en surveillant de près les pénuries potentielles de kérosène. Ils s'engagent également à accélérer l'électrification du continent, tout en étant conscients des réserves financières croissantes.
Enfin, les discussions sur le budget européen de 2028 à 2034 sont susceptibles d'être houleuses. La France, qui prône des investissements accrus, devrait faire face à la prudence budgétaire annoncée par Berlin. Les responsables de l'UE gardent l'espoir d'un accord rapide, anticipant des complications politiques à venir dans plusieurs États membres, engendrant ainsi l’urgence de clarifier les financements et investissements pour l'avenir.







