Air France-KLM prévoit d'assurer son approvisionnement en kérosène sans "aucun problème" jusqu'à la fin du mois de juin 2023. Steven Zaat, le directeur financier, a déclaré lors d'une conférence téléphonique dédiée aux résultats du premier trimestre que la situation actuelle reste stable malgré les inquiétudes globales. Toutefois, deux aéroports asiatiques ont demandé à la compagnie de limiter l'ajout de nouvelles liaisons en raison de la conjoncture.
"Jusqu'en juin, nous n'anticipons absolument aucun souci", a affirmé Zaat. Il a souligné que les Pays-Bas, en tant qu'exportateur net de carburant, ne devraient pas connaître de pénurie imminente, comme l'a précisé le ministère néerlandais des infrastructures. En effet, ce dernier a confirmé que l'approvisionnement en carburant d'aviation devrait rester stable au moins pour les six mois à venir.
La plateforme principale du groupe, Paris-Charles de Gaulle, maintient des connexions directes avec le terminal pétrolier du Havre via un oléoduc, garantissant un approvisionnement régulier. En outre, la compagnie dispose également de stocks stratégiques en Europe qui pourraient être mobilisés si nécessaire. Toutefois, Zaat a mentionné que l'importation du kérosène utilisé aux États-Unis pourrait apporter un soutien supplémentaire, si la réglementation de l'Union européenne le permet.
Malgré ces assurances, le directeur général Benjamin Smith a révélé que certains aéroports en Asie, en particulier Singapour et Haneda à Tokyo, ont conseillé d'éviter d'augmenter les capacités de vol tant que la situation au Moyen-Orient demeure volatile. "Ce n'est pas un refus catégorique, mais plutôt un appel à la prudence pour éviter de surestimer nos capacités", a-t-il précisé.
En somme, Air France-KLM se présente comme bien positionnée pour faire face aux défis d'approvisionnement en kérosène tout en naviguant dans un environnement complexe.







