Olivier Andriès, le directeur général de Safran, a déclaré dans un entretien à La Tribune Dimanche : « Nous annonçons un investissement de 120 millions d’euros pour accroître nos capacités à Montluçon. Ce projet entraînera la création de plus de 150 nouveaux emplois. » Cette initiative vise à renforcer les capacités de l’usine de Montluçon, située dans l’Allier, où Safran conçoit des équipements haut de gamme, notamment pour le secteur de la défense.
L’usine Montluçon est spécialisée dans la fabrication d’accessoires de technologie avancée, tels que l’AASM, un armement modulable de haute précision, et les gyroscopes à résonance hémisphérique (GRH), qui offrent un système de guidage fiable sans dépendance à des réseaux satellitaires. « Nos technologies sont essentielles pour les éléments de la dissuasion française, ainsi que pour les canons Caesar et divers équipements militaires », a souligné Olivier Andriès.
Les ambitions de production de Safran sont impressionnantes : l'entreprise prévoit de tripler sa capacité de production de GRH d'ici 2032, passant de 10 000 à 30 000 unités par an. Depuis le début du conflit en Ukraine, la production d’AASM a connu une multiplication par six, passant de 200 unités en 2022 à 1 400 prévues pour cette année, ce qui témoigne d’une demande accrue en matière de défense, d’après des sources proches de l’industrie.
Ce nouvel investissement s'inscrit dans une dynamique de relance du secteur industriel en France, renforcée par des experts qui soulignent l'importance de l'innovation pour le développement économique local. Selon un rapport de Le Monde, cette initiative arrive à un moment où la France cherche à dynamiser son tissu industriel, tout en répondant aux enjeux globaux de sécurité.







