Michel-Édouard Leclerc, le président des centres E. Leclerc, ne cache pas sa satisfaction : "Les prix des carburants sont désormais en baisse, affichant une diminution de 30 centimes comparé à leur sommet durant le conflit". Lors de son intervention à BFMTV/RMC le 6 juillet, il a même précisé que certaines stations proposent du gazole en-dessous de 1,80 euro.
Cependant, il reste prudent et souligne que le retour des tensions au Moyen-Orient pourrait remettre en question cette chute des prix. En temps normal, un cinquième du pétrole et du gaz naturel traverse le détroit d'Ormuz, une voie commerciale cruciale qui avait été perturbée au printemps. La signature du protocole d'accord entre l'Iran et les États-Unis a permis une "levée du blocus", mais cette situation demeure précaire.
« Nous restons à la merci du moindre incident dans le détroit d'Ormuz, et comme les comportements dans cette région ne sont souvent pas rationnels, je suis prudent quant aux prévisions de prix, » a ajouté Leclerc.
La stratégie de TotalEnergies : un plafonnement maintenu dans les zones rurales
Alors que Leclerc souligne son avantage de prix, il constate également que “Total ne suit plus avec un plafond de prix", créant ainsi un différentiel de 12 centimes qui attire la clientèle. Leclerc indique que “les consommateurs cherchent ces économies de l’euro”. En dépit des critiques à l'égard de TotalEnergies, son PDG Patrick Pouyanné a évoqué le maintien du plafonnement des prix dans environ 1.200 stations en zone rurale.
Avec les prix du pétrole en baisse, le plafonnement de 1,99 euro pour l'essence et de 2,25 euros pour le diesel apparaît de moins en moins justifié, selon Pouyanné, qui remarque que 2.300 stations TotalEnergies affichent déjà des prix inférieurs à ces seuils, rendant ainsi leur intervention plus ou moins légitime.
En effet, la dynamique est sous le regard scrutateur des consommateurs et des analystes, qui s'interrogent sur la prochaine évolution des tarifs des carburants. La circulation des hydrocarbures dans un contexte international incertain continuera de jouer sur les prix à la pompe.







