Douze États américains, dont la Californie, ont déposé des recours judiciaires visant à bloquer le projet de rachat de Warner Bros Discovery par Paramount Skydance, un accord évalué à environ 111 milliards de dollars. C'est ce qu'a annoncé le procureur général de Californie, Rob Bonta, en soulignant l'impact potentiel de cette fusion sur la concurrence dans le secteur cinématographique.
Bonta a exprimé ses préoccupations, indiquant que l'union de ces deux géants du cinéma pourrait entraîner des "prix plus élevés, une qualité réduite des produits et moins de contenus disponibles" pour le grand public. "Dans ce pays, nul n'est au-dessus des lois," a-t-il déclaré dans un communiqué, réaffirmant l'importance d'un marché équitable et transparent.
Les plaignants, représentant majoritairement des États démocrates, incluent des États tels que l'Arizona, le Colorado et New York. Ils soutiennent que cette fusion pourrait enfreindre la loi fédérale Clayton, qui interdit toute transaction susceptible de diminuer considérablement la concurrence.
Ces actions juridiques, déposées auprès d'un tribunal du nord de la Californie, interviennent malgré le feu vert donné par le ministère américain de la Justice en juin dernier. Après une enquête approfondie, ce dernier a conclu que la fusion ne compromettrait pas la concurrence, que ce soit dans le streaming, la télévision, ou la production de films.
Cependant, le ministère de la Justice a précisé qu'il n’exigerait aucune cession d'actifs ni engagements de la part des entreprises impliquées dans cette opération. Dans un communiqué, il a même mentionné que cette fusion pourrait "stimuler la concurrence à l'échelle de l'écosystème des médias, apportant ainsi des bénéfices aux consommateurs et aux travailleurs américains".
Pourtant, du côté européen, Paramount a été contraint de soumettre des mesures correctives pour obtenir l'approbation des autorités bruxelloises, qui se donnent jusqu'au 22 juillet pour rendre leur verdict. Un porte-parole de Paramount a déclaré à l'AFP : "Nous collaborons constructivement avec la Commission depuis huit mois et sommes persuadés que nos propositions répondent pleinement aux préoccupations soulevées lors de l'évaluation préliminaire."
En outre, la fusion est également soumise à l'approbation du gouvernement britannique, qui pourrait envisager des démarches plus strictes pour garantir la diversité des médias.







