Ce lundi, une cinquantaine d'agriculteurs regroupés au sein du syndicat Coordination rurale ont organisé un blocage au niveau du port commercial de Cherbourg, dans la Manche. Ces actions visent à contester des politiques gouvernementales jugées défavorables, comme le traité de libre-échange entre l'Union européenne et les pays du Mercosur.
Les manifestants, accompagnés d'une trentaine de tracteurs, ont pris position sur le rond-point des Mielles, entravant le transport de fret, notamment en provenance d'Irlande. Vincent Lesage, président de la Coordination rurale dans la Manche, a déclaré : "Nous voulons bloquer ce qui arrive à Cherbourg. À terme, nous envisageons peut-être un barrage filtrant si aucune réaction n'est observée de la part du gouvernement." Il ajoute également qu'il n'y a pas de date de fin prévue pour cette mobilisation, soulignant une colère générale parmi les agriculteurs face à une gestion qu'ils jugent insatisfaisante de la crise de la dermatose bovine.
Une autre action a eu lieu à l'entrée de l'autoroute A84, où des tracteurs ont également perturbé la circulation. Selon France Bleu, les agriculteurs espèrent attirer l'attention sur des problèmes cruciaux comme la diminution des budgets de la Politique agricole commune (PAC). "Cette colère doit interpeller le gouvernement qui reste passif face à nos préoccupations", témoigne un agriculteur local.
Les blocages s'inscrivent dans un mouvement plus large, qui s'annonce persistant. Au micro de France 3, un agriculteur a exprimé : "Nous sommes ici pour faire entendre notre voix. Les décisions prises actuellement nous mettent en danger." Alors que les discussions au sein du gouvernement se poursuivent, le message des agriculteurs reste clair : des actions concrètes sont attendues.
Dans une ambiance tendue, les revendications des agriculteurs se font entendre au-delà des routes de France, appelant à une réforme des politiques agricoles et à une meilleure gestion des crises, pour garantir un avenir serein à la profession.







