Le 23 janvier 2026, le Premier ministre Sébastien Lecornu a présenté un projet ambitieux visant à bâtir deux millions de logements d'ici 2030, ce qui représente une moyenne de 400.000 unités par an. Cette initiative, qualifiée de "colossale" par le chef du gouvernement, a été jugée "réaliste" par Emmanuelle Cosse, présidente de l'Union sociale de l'habitat, lors d'une interview sur franceinfo.
Emmanuelle Cosse a exprimé son soutien à ce projet, affirmant : "C'est ce qu'on doit faire et ce qu'on aurait dû mettre en œuvre ces dernières années. L'industrie de construction en France est capable de répondre à ce défi, mais cela nécessite un soutien politique et financier solide, ainsi qu'une collaboration efficace avec les collectivités locales et les maires".
Dans le cadre de ce plan, il est également prévu qu'au moins 125.000 logements soient réservés aux parcs sociaux à partir de 2026. Lecornu a annoncé un investissement supplémentaire de 500 millions d'euros pour soutenir 700 bailleurs sociaux. Cosse a réagi à cette annonce en déclarant que cela pourrait "nous donner de l'air et nous permettre, espérons-le, de construire entre 100.000 et 110.000 logements en 2026".
Une méthode inspirée des grands chantiers
Face à l'urgence et à la forte demande, l'Union sociale pour l'habitat a révélé que 2,6 millions de ménages sont actuellement en attente d'un logement social en France, alors que seulement 380.000 logements sociaux sont attribués chaque année. Le Premier ministre a également indiqué que son approche s'inspirerait des expériences de projets de grande envergure, tel que "Notre-Dame et les Jeux olympiques", pour rendre certaines procédures plus efficaces. Selon Cosse, cela constitue "une demande que nous formulons depuis 2018", car cela permettra une étude simultanée des diverses demandes et autorisations nécessaires pour des projets complexes.







