À Toulouse, la Case de Santé, un centre communautaire de santé, est confrontée à un risque de fermeture imminente. Cette menace est liée à l'arrêt du financement expérimental SECPA par le gouvernement, décision qui menace à la fois 26 emplois et le suivi médical de plus de 2 000 patients. Ce centre joue un rôle crucial dans la prise en charge des habitants, allant de la petite enfance jusqu'aux seniors, en rassemblant médecins, psychologues et infirmiers au même endroit.
26 emplois et le suivi de 2 000 patients en danger
Le 29 janvier dernier, le gouvernement a annoncé la cessation du financement SECPA, un dispositif initialement instauré en 2019 pour soutenir 27 structures telles que la Case de Santé. Ce financement couvrait jusqu'à 45 % de son budget, et son retrait met en péril non seulement les emplois de 26 salariés mais également l'accès à des soins essentiels pour une population souvent défavorisée.
Amélie Rosso, coordinatrice du centre, souligne que "la santé communautaire n'est pas réservée aux plus démunis, mais doit être accessible à tous, avec un impact positif sur ceux qui souffrent de discriminations et de précarité". Audrey, infirmière au sein de la structure, exprime l'inquiétude de ses patients : "C'est un coup d'arrêt soudain à des efforts sur le long terme. Nos patients sont inquiets et déterminés à se battre avec nous pour préserver notre structure et encourager l'ouverture de nouveaux centres dans la région toulousaine."
Un arrêt brutal en mai ?
Malgré des résultats prometteurs de l'expérimentation, comme une réduction des inégalités d'accès aux soins et la mise en place d'une prise en charge globale, la décision du gouvernement soulève des interrogations. Anne Souyris, sénatrice de Paris, s'est penchée sur cette problématique, questionnant la logique d'économies effectuées sur les populations les plus fragiles.
La fermeture de la Case de Santé pourrait donc entraîner une aggravation des inégalités en matière de santé à Toulouse. Les acteurs locaux, tout comme les patients, s'élèvent contre cette décision, espérant une révision du choix gouvernemental et une pérennisation de ce service indispensable.







