Quentin D., un étudiant de 23 ans, a tragiquement succombé samedi aux blessures subies lors d'une violente agression survenue deux jours plus tôt, en marge d'une conférence de l'eurodéputée Rima Hassan (La France insoumise) à l'Institut d'études politiques (IEP) de Lyon. La situation a suscité l'ouverture d'une enquête par le parquet de Lyon, qui cherche à clarifier les circonstances de cette attaque.
Retour sur les faits du jeudi
Selon les premières informations disponibles, le parquet a indiqué que le drame est susceptible de constituer des « coups mortels aggravés » ainsi que d'autres types de violences. L'avocat de la famille, Me Fabien Rajon, a qualifié l'incident de « guet-apens », préparé de manière méthodique par des individus apparemment organisés et armés.
Le collectif identitaire Némésis, auquel appartenait Quentin, a affirmé que celui-ci faisait partie d'un service d'ordre qui protégeait des militantes lors d'un rassemblement. Selon ses déclarations, une vidéo diffusée montre la brutalité de l'attaque, au cours de laquelle Quentin aurait été sévèrement agressé, chutant au sol avant d'être roué de coups.
Les agresseurs toujours inconnus
Pour l'instant, les agresseurs demeurent introuvables. Némésis a toutefois identifié un collaborateur parlementaire du député Raphaël Arnault (LFI) parmi eux, insinuant des liens avec un groupe antifasciste dissous l'an dernier pour violence. Arnault a exprimé son horreur face à la mort de Quentin et a réclamé une pleine lumière sur les faits.
Rima Hassan, eurodéputée impliquée, a déclaré qu'elle ne collaborait qu'avec des services d'ordre exerçant pacifiquement. De son côté, Me Rajon a insisté sur le fait que Quentin n'était pas un membre actif de ce service d’ordre, précisant son caractère non violent et son engagement académique.
Réactions nationales
Jean-Luc Mélenchon, leader de La France insoumise, a appelé à une vigilance accrue dans un contexte où plusieurs permanences du parti ont été visées par des dégradations suite à l'incident. Un hommage à Quentin est programmé à Paris, tandis que le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, a demandé une vigilance accrue autour des événements politiques.
Dans une déclaration poignante, Emmanuel Macron a dénoncé « un déferlement de violence inouï », exhortant à la retenue et au respect des valeurs démocratiques. La situation soulève des questions pressantes sur la sécurité lors des rassemblements politiques, une thématique brûlante dans le climat actuel en France.







