Ce jeudi 19 février, à Clermont-l'Hérault, l'Association pour le droit à l'initiative économique (Adie) et ses partenaires se réuniront pour une matinale centrée sur l'entrepreneuriat et la mobilité. Cet événement vise à accompagner et sécuriser les parcours des futurs entrepreneurs tout en renforçant leurs chances de réussite.
Dans un contexte où de nombreux porteurs de projets font face à des obstacles financiers, l'Adie propose des microcrédits et des conseils en gestion d'entreprise. Pierre Escudié, bénévole à l'Adie, déclare : "Notre objectif est d'offrir aux personnes dépourvues de financements la possibilité de concrétiser leurs aspirations économiques." Cette matinale mettra en avant des ateliers interactifs et des accompagnements personnalisés, ciblant les créateurs d'entreprise, les entrepreneurs en activité, ainsi que les demandeurs d'emploi et les salariés éprouvant des difficultés de déplacement.
Sortir de la précarité
Implantée dans les trois communautés de communes du Cœur d'Hérault, l'Adie propose régulièrement des événements pour soutenir l'émergence entrepreneuriale. Cette nouvelle initiative s'inscrit dans une série d'actions soutenues par l'association reconnue d'utilité publique. Un aspect particulièrement crucial de leur travail est lié à la mobilité, souvent synonyme de barrière à l'emploi. Pierre Escudié précise : "Prenons un exemple : lorsque qu'une entreprise de restauration choisit de s'implanter dans une zone commerciale, les candidats locaux peuvent se retrouver sans solution de transport. Étant donné que les horaires de travail sont souvent incompatibles avec les horaires des transports en commun, nous cherchons à financer l'achat de scooters ou de voitures d'occasion, permettant ainsi à ces personnes de décrocher un emploi et d'échapper à la précarité."
Un gage de succès
L'Adie est financée par des prêts accordés par des banques, qui prennent en compte une part du risque, ainsi que par des fonds provenant de l'Union européenne, des collectivités locales (Département, Régions, communautés de communes) et des dons privés. "Nous évaluons principalement la motivation et la viabilité du projet entrepreneurial. Cet examen préalable nous permet de donner des conseils pour améliorer les chances de succès avant de finaliser le financement," explique Pierre Escudié. Grâce à cette approche, les projets soutenus par l'Adie affichent un taux de maintien d'activité à trois ans, légèrement supérieur à la moyenne nationale, illustrant ainsi l'efficacité de leur accompagnement.







