Plus de 1,2 million de données bancaires ont été consultées de façon illégitime, selon une annonce faite par le ministère des Finances le 18 février. Cette inquiétante situation affecte plusieurs aspects des informations personnelles des Français, telles que les coordonnées bancaires, l'identité du titulaire, et même l'adresse ou l'identifiant fiscal.
La Direction Générale des Finances Publiques (DGFiP) a précisé, dans une déclaration à l'AFP, que le fichier Ficoba ne permet pas d'accéder aux soldes des comptes ni d'effectuer des opérations. Toutefois, les risques demeurent, notamment à travers de potentielles tentatives d'escroquerie.
Le risque des faux créanciers
Le ministère a mis en garde contre l'augmentation des tentatives d'escroquerie par courriel et SMS, cherchant à obtenir des informations financières des victimes. Les personnes touchées par cette fuite de données seront contactées, mais doivent être particulièrement vigilantes face aux campagnes de phishing personnalisées ou aux faux créanciers essayant de procéder à des prélèvements frauduleux.
Selon la Fédération Bancaire Française (FBF), ces tentatives ne sont possibles que si le fraudeur parvient à se faire enregistrer comme émetteur de prélèvements auprès d'un prestataire de services de paiement, et s'il détient des mandats. Une fois ces documents falsifiés, il peut ainsi détourner des fonds légalement.
Vérifier régulièrement son compte
L'Observatoire de la Sécurité des Moyens de Paiement conseille de vérifier régulièrement la liste des créanciers autorisés et d’interroger les prélèvements qui apparaissent sur son compte. En cas d'anomalies, il est impératif de contester immédiatement, tout en conservant des preuves des échanges douteux.
Les usagers sont également invités à éviter de communiquer leurs identifiants ou codes de sécurité. La DGFiP insiste sur le fait que l'administration fiscale ne demande jamais ces informations sensibles par message. En cas de doute, il est recommandé de rejoindre la plateforme sécurisée via l'espace personnel ou de contacter directement le service des impôts.
A la suite de cette situation, le ministère a porté plainte et a également signalé la question à la Commission Nationale de l'Informatique et des Libertés (CNIL).







