Le géant de la logistique FedEx a récemment engagé une procédure judiciaire contre le gouvernement américain, demandant le remboursement des droits de douane qu'il juge indus. Cette action, déposée le 23 janvier, fait suite à la déclaration de la Cour suprême des États-Unis qui a déclaré illégales les taxes sur les importations mises en place par Donald Trump.
Conformément aux documents judiciaires examinés par l’Agence France-Presse (AFP), FedEx requiert que le Tribunal américain du commerce international oblige l’État à « rembourser (…) les droits perçus sur toutes les importations » soumises à des surtaxes désormais annulées, « majorés des intérêts prévus par la loi ».
Cette plainte est la première d'une entreprise de cette envergure depuis que la Cour suprême a contré la politique commerciale de Trump, en indiquant qu'il avait outrepassé ses prérogatives sans consulter le Congrès. Cette décision a des implications notables, ouvrant éventuellement la voie à des remboursements de surtaxes ayant dépassé les 130 milliards de dollars l'an dernier, selon les estimations des experts du secteur.
Plaintes préventives
Interrogé par la presse à ce sujet, l'ancien président a noté que la question du remboursement n’avait « pas été abordée » par la Cour, suggérant que ce débat pourrait s’éterniser dans les tribunaux. En parallèle, d'autres acteurs économiques, tels que la chaîne de supermarchés Costco et la filiale américaine de Toyota, avaient déjà pris les devants en déposant des plaintes préventives avant le jugement de la Cour suprême.
Cette situation met en lumière les tensions persistantes autour des politiques commerciales américaines et illustre les répercussions durables des décisions prises sous l’administration précédente. Les entreprises américaines se retrouvent désormais au cœur d'une lutte pour récupérer ce qu'elles estiment être des fonds indûment prélevés.







