L'indice phare de la Bourse de Paris, le CAC 40, a franchi pour la première fois la barre des 8.600 points jeudi, soutenu par une série de résultats d'entreprises jugés positifs par les investisseurs, dans un climat d'apaisement des inquiétudes liées à l'intelligence artificielle.
Vers 10h10 (heure de Paris), l'indice a progressé de 0,30%, soit 26,05 points, atteignant 8.585,12 points. C'est dans les premiers échanges que le CAC 40 a atteint un score historique de 8.600,84 points, dépassant ainsi son précédent record de 8.560,91 points, établi la veille.
La bonne réception d'une nouvelle vague de résultats d'entreprises a alimenté cette ascension, comme l'indique Jim Reid, économiste chez Deutsche Bank, en précisant qu'il y a un "apaisement des craintes autour de l'IA".
Engie réalise une acquisition majeure
L'action d'Engie, l'un des principaux acteurs de l'énergie en France, a flambé de 7,26%, atteignant 29,54 euros. Cette hausse intervient suite à l'annonce de l'acquisition de UK Power Networks (UKPN), un important distributeur d'électricité au Royaume-Uni. Cette opération, valorisée à 10,5 milliards de livres, propulse le Royaume-Uni comme le deuxième marché crucial pour Engie après la France.
Des résultats d'entreprise bien accueillis
Bouygues, présent dans divers secteurs tels que la construction et les télécommunications, a rapporté un bénéfice net de 1,1 milliard d'euros pour 2025, en hausse de 7,6%. Parallèlement, Schneider Electric a réalisé un chiffre d'affaires record en 2025, soutenu par une croissance dans les centres de données, avec une progression de 2,76% de son action.
De son côté, Getlink, qui gère le tunnel sous la Manche, prévoit une augmentation significative du nombre de passagers d'ici 2035, permettant d'envisager un dividende de 1 euro par action d'ici 2030.
Axa, quant à lui, a enregistré des ventes et des bénéfices records, selon les attentes des analystes, portée par toutes ses activités, y compris la cession de sa filiale de gestion d'actifs.
Stellantis en difficulté
Le constructeur automobile Stellantis a annoncé une perte nette de 22,3 milliards d'euros pour l'année 2025, conséquence d'une charge exceptionnelle de 25,4 milliards d'euros, ce qui en fait l'une des pertes les plus significatives pour une entreprise française.
Un vent de négativité pour Worldline et Wendel
Worldline a annoncé une perte nette de près de 5,2 milliards d'euros pour l'an dernier, due à des dépréciations d'actifs importantes. Quant à Wendel, bien que son résultat ait été à peine à l'équilibre, il a enregistré une perte nette de 151,8 millions d'euros pour 2025, en raison d'"éléments non récurrents" et de charges liées à des acquisitions.







