Récemment, l'administration Trump a officiellement sollicité un délai de 90 jours concernant les recours judiciaires relatifs aux remboursements de droits de douane, qui pourraient atteindre un montant colossal de 175 milliards de dollars, d'après un document déposé auprès du tribunal. Cette décision fait suite à un revers significatif subi par l'administration lorsque la Cour suprême des États-Unis a annulé une grande partie des droits de douane imposés sous l’administration Trump.
Cette décision ouvre une voie potentiellement complexe pour le remboursement aux importateurs, où nombreux experts, comme l'économiste Jean-Paul Fitoussi, estiment que cela pourrait gravement affecter l'équilibre économique des États-Unis. "Nous sommes à un tournant majeur qui peut redéfinir les relations commerciales", a-t-il déclaré à l'agence de presse AFP.
Un délai supplémentaire de 90 jours demandé
Dans le document soumis, le gouvernement a argumenté en faveur d'un report d'une durée supplémentaire de 90 jours pour permettre aux responsables de se préparer et d'intégrer les implications de la décision judiciaire. "Cette requête est claire et vise à donner aux autorités le temps nécessaire pour réfléchir à leurs options", a écrit le ministère de la Justice.
Un précédent de la Cour d'appel, en août dernier, avait déjà jugé illégaux de nombreux droits de douane imposés par Trump, mais la question des remboursements avait été renvoyée devant le Tribunal du commerce international des États-Unis. Cependant, cette exécution a été suspendue suite à l'appel de Trump à la Cour suprême.
Les décisions de la Cour suprême ont en effet déclaré que les droits de douane généralisés méprisaient les prérogatives présidentielles. Les droits sectoriels, notamment sur l'acier et l'automobile, restent cependant valables. En parallèle, Trump a déjà évoqué l'instauration d'une nouvelle taxe de 10 % sur les importations, ce qui crée des incertitudes sur la scène économique.
Face à ce développement, le président a exprimé son mécontentement à propos de la décision de la Cour suprême, arguant qu'elle offrirait un terrain propice aux pays étrangers et aux entreprises pour "dépouiller" les États-Unis. Les réactions à cette situation continuent d'évoluer, et les impactés, comme les petites entreprises américaines, craignent de lourdes conséquences financières.







