Les forces armées belges, soutenues par leurs homologues français, ont récemment pris le contrôle d'un pétrolier soupçonné d'appartenir à la flotte fantôme russe. Le ministre belge de la Défense, Theo Francken, a déclaré sur X que l'opération a été menée dans la nuit du 1er mars. "Nous avons réussi à monter à bord et le navire est actuellement escorté vers le port de Zeebrugge pour y être placé en détention", a-t-il indiqué. La RTBF a rapporté qu'il s'agissait probablement de l'Ethera, amarré à la base navale belge.
L'opération, baptisée « Blue Intruder », a été réalisée par une équipe renommée pour son audace. Le Premier ministre Bart De Wever a également exprimé sa reconnaissance envers les forces belges pour leur action déterminée et a remercié les forces françaises pour leur soutien.On apprend par la suite que ce navire fait partie des nombreux pétroliers russes utilisés pour contourner les sanctions internationales imposées après l'invasion de l'Ukraine en 2022. L'Union européenne a identifié plusieurs de ces navires et les a mis sur liste noire afin de réduire les ressources financières de la Russie.
Emmanuel Macron salue « un coup dur pour la flotte fantôme » russe
Le président français Emmanuel Macron a salué cette opération dans un message posté sur X, diffusant une vidéo montrant l'intervention. "Coup dur pour la flotte fantôme : nos hélicoptères de la Marine nationale ont contribué à cette mission de contrôle", a-t-il écrit. Il a affirmé que les Européens sont unis dans leur volonté de couper les financements de la guerre d’agression russe en Ukraine par le respect des sanctions.
Il convient de noter que l’Ethera figure depuis octobre 2025 sur la liste européenne des bâtiments soumis à des restrictions, en raison de ses liens avec le financement des campagnes militaires russes. De plus, les États-Unis ont également sanctionné le navire, l'associant à des entités contrôlées par Mohammad Hossein Shamkhani, un close associé au régime iranien. La lutte contre ce type de trafic illégal s'intensifie alors que les nations occidentales collaborent pour renforcer la conformité aux sanctions.







