Les six candidats à la mairie d’Alençon (Orne) se sont réunis pour un débat intense, lundi 2 mars 2026, à la halle aux Toiles. Au cours de ces deux heures d'échanges, dirigés par Delphine Le Normand, cheffe de la rédaction Ouest-France d’Alençon, et son adjoint, Jules Derenne, les participants ont abordé des thématiques cruciales, allant de la santé à la sécurité, en passant par l'attractivité économique.
Douvry et Gallerand, les deux favoris
Au cœur des débats, Sophie Douvry et Alain Gallerand ont particulièrement brillé par leur maîtrise des dossiers. Je vais essayer d’être précis
, a confié Gallerand, un ancien directeur général des services, avant de déployer des propositions chiffrées sans même jeter un œil à ses notes. Il a mis en avant des solutions concrètes, notamment pour la préservation des Petits Châtelets.
Douvry, quant à elle, a su capter l'attention en s'appuyant sur des expériences vécues par les citoyens de la ville. Sa proposition de démolir la tour Pascal, jugée comme un foyer de délits, a fait résonner des applaudissements dans la salle.
Des candidats aux visions divergentes
Leur rival, Oscar Piloquet, du Rassemblement national, a critiqué leurs alliances politiques : Il y a une liste socialiste avec des gens de droite et une liste de droite avec des socialistes
, a-t-il ironisé. Non sans provoquer des réactions des autres candidats, Gallerand a répondu avec assurance : J’assume d'être un social-démocrate ancré au centre gauche.
Johnny Lafresnaye, notre candidat de la gauche unie, s’est démarqué par son discours engagé en faveur de la jeunesse, dénonçant l'absence de dialogue lors du débat, ce qui a conduit à la frustration des jeunes. C’est très dommage de ne pas aborder ces questions, on envoie le signal que ce sont des sous citoyens
, a-t-il déclaré.
Divergences et faiblesses
Quant à Olivier Toussaint et Michel Gesnois, moins à l'aise face à leurs rivaux, ont tenté de faire valoir leur expérience, mais leur timidité a pâti à leur élan. Si vous partagez les mêmes idées, pourquoi ne pas avoir fait liste commune ?
, s'est interrogée Le Normand. De nombreux applaudissements ont suivi dans la salle, soulignant le mécontentement croissant vis-à-vis de la division à droite.
Les réactions du public ont varié, Frédérique a déclaré : Je me suis régalée, la répartie des candidats permet de mieux cerner leur personnalité
, tandis que Sonia, une spectatrice, a suggéré qu’il serait préférable de rassembler les idées pour un avenir commun.
Le 15 mars arrive à grands pas, et le choix des Alençonnais sera essentiel. Pour suivre les résultats, rendez-vous sur Ouest-France. Ne manquez pas le débat du 17 mars à 19h !







