Le procès de Château Belmar : une perte inattendue de 13.000 euros
Un incendie a récemment ravagé près de trois hectares de pinède à Cérans-Foulletourte, marquant le premier feu de forêt de l'année dans le sud Sarthe, en raison de la chaleur et de la sécheresse. Simultanément, une affaire judiciaire fait des vagues dans la région, celle du Château Belmar.
Jacques, un investisseur breton, a repéré une annonce dans un journal de notaires concernant le château de Saint-Longis. En 2020, il n'hésite pas à investir 13.000 euros dans ce groupement foncier viticole, attiré par la promesse d’un retour sur investissement. Malheureusement, ses recherches sur le propriétaire, Grégory Russel, ne laissaient transparaître aucun indice sur son passé judiciaire. Au contraire, la présence d’un notaire bien établi, François de Chasteigner, lui donnait confiance, ignorant que ce dernier était désormais poursuivi pour complicité d'escroquerie.
En 2023, Jacques constate que son investissement lui reste introuvable, aucune bouteille ne lui ayant été expédiée. Lors d’une assemblée générale à laquelle il se rend malgré la distance, il fait la connaissance de Grégory Russel, un homme aux dires de Jacques « qui savait tout sur tout », mais qui lui laisse finalement une impression décevante.
Des soupçons de détournement de fonds
Les inquiétudes de Jacques se concrétisent en 2025 lorsque la police d'Angers révèle une enquête sur le couple Russel-Grasset, soupçonné de détournement de fonds à hauteur de 7 millions d'euros, intégrant également des fraudes fiscales. Malgré tout, l'espoir d'une restitution partielle de son investissement subsiste, les biens des prévenus étant estimés à environ 2 millions d'euros. Les conséquences de cette affaire soulignent la fragilité du système d'investissement, rendant urgent un débat sur la réglementation des groupements fonciers en France. Plusieurs experts estiment qu'une meilleure transparence est essentielle pour protéger les investisseurs contre des situations similaires à celle de Jacques.







