L'homme politique lié à l'extrême droite, Jean Messiha, fait face à une plainte pour abus de confiance après avoir été accusé de s'approprier près de 40 000 euros d'une cagnotte qu'il a ouverte pour soutenir les familles des agents pénitentiaires tragiquement tués lors de l'évasion de Mohamed Amra.
Sandrine Le Hay Moello, la veuve du capitaine des pénitenciers tombé au cours de l'attaque du péage d'Incarville (Eure) lors de cet événement tragique, a déposé une plainte le 21 mai auprès du tribunal judiciaire de Paris. Comme rapporté par Le Parisien, cette initiative vise à dénoncer la facilitation présumée par Messiha d'un détournement des fonds initialement destinés aux victimes et leurs proches.
Le 14 mai 2024, deux agents pénitentiaires, Fabrice Moello et Arnaud Garcia, ont perdu la vie lors d'un assaut pour libérer un détenu. Face à cette tragédie, Messiha, ancien haut fonctionnaire, a sollicité des dons pour aider les familles endeuillées. Il avait d’ailleurs attiré l’attention un peu plus tôt en lançant une cagnotte pour secourir un policier mis en examen suite à la mort de Nahel, en juin 2023, ce qui avait déjà éveillé des soupçons d'escroquerie, bien que l'affaire ait été classée sans suite.
À ce jour, aucune aide financière n’a été perçue par les proches des agents décédés. Face aux demandes de Sandrine Le Hay Moello, Messiha a d’abord affirmé que seuls les bénéficiaires avaient la capacité technique de retirer les fonds. Cependant, la plateforme GoFundMe a rapidement contredit cette version, indiquant que le créateur de la cagnotte avait effectivement la possibilité de retirer les sommes. The platform disclosed that multiple transactions exceeding 40,000 euros had been validated and transferred to Jean Messiha's bank accounts between May 2024 and June 2025.
Suite à ces révélations, le parquet de Paris a ouvert une enquête préliminaire. Jean Messiha, pour sa part, a plaidé la confusion de la part de GoFundMe, accusant la plateforme d'avoir mal identifié les destinataires des fonds. Il a également annoncé son intention de déposer plainte contre le site, promettant de restituer l'argent soustrait.







