Jérôme Barella se trouve actuellement en garde à vue depuis deux jours avant sa mise en examen dans l'affaire de Lyhanna. Il a été entendu par la gendarmerie les 30 et 31 mai, soit juste après la disparition tragique de l'enfant. Des extraits de ses auditions ont émergé ce mercredi 8 juillet, relayés par nos confrères de franceinfo, ce qui a suscité des critiques de ses avocates qui parlent d'un "manquement" et d'un "délit".
Me Sandra Vazquez et Me Éléonore Paré rappellent que Jérôme Barella n'est pour l'heure mis en examen que pour enlèvement et séquestration d'un mineur de quinze ans, et non pour d'autres motifs. Elles s'inquiètent de la manière dont leur client est présenté comme étant impliqué dans la mort de Lyhanna, mettant en avant un "amalgame" qui porte atteinte à sa présomption d'innocence.
Les avocates évoquent des "propos tronqués, sortis de leur contexte et présentés de manière biaisée", dénonçant le fait que ces informations aient été divulguées avant même un débat en justice. Selon elles, ces éléments publiés sont protégés par le secret de l'enquête, une divulgation pouvant entraîner des sanctions légales sévères, allant jusqu'à trois ans d'emprisonnement et 45 000 euros d'amende (articles 226-13 et 434-7-2 du Code pénal).
Les avocates annoncent donc un prochain signalement au procureur de la République pour identifier les fuites à l'origine de cette divulgation. Leur objectif : garantir que les responsables soient tenus pour compte.
Actuellement, Jérôme Barella est incarcéré dans la prison de Mont-de-Marsan, où il est maintenu à l'isolement. Il a été extrait de sa cellule lundi pour être présent lors de la perquisition de son domicile situé dans le Gers.
Récemment, le procureur d'Agen a déclaré que l'autopsie de Lyhanna a révélé des indices de viol sur l'enfant, bien que la cause exacte du décès n'ait pas encore été déterminée avec certitude. Cette tragédie a suscité un fort émoi au sein de la société française, et des appels à la réforme législative pour mieux protéger les enfants contre de tels actes ont émergé, comme rapporté par BFMTV.







