Le l'Observatoire international des prisons (OIP) a annoncé, ce vendredi 10 juillet, son intention de saisir la justice pour faire cesser des "atteintes graves" aux droits des détenus au centre pénitentiaire de Condé-sur-Sarthe, après la publication d'un rapport alarmant de la contrôleure des prisons. L'audience est prévue pour le lundi 13 juillet au tribunal administratif de Caen.
Dans son référé-liberté, l'OIP demande au juge d'ordonner des mesures urgentes afin de mettre un terme aux violations des libertés fondamentales constatées dans cet établissement. "Ces mesures sont cruciales pour assurer la dignité et les droits des personnes incarcérées", souligne l'association dans son communiqué.
Le rapport de la Contrôleure générale des lieux de privation de liberté (CGLPL), publié jeudi, contient des recommandations jugées "inédites" par leur ampleur et leur gravité. Ce document souligne un climat de violence systémique au sein de la prison, évoquant des cas de brimades et d'abus de pouvoir.
Le ministre de la Justice, Gérald Darmanin, a défendu les conditions de détention à Condé-sur-Sarthe dans une lettre adressée à sa collègue Dominique Simonnot. Il a affirmé n'avoir trouvé aucune preuve de violations avérées des droits fondamentaux en réponse aux préoccupations soulevées par l'OIP.
En outre, une enquête a été ouverte suite à la plainte de six détenus pour violences par des agents pénitentiaires. Des témoignages reçus par l'OIP font état d'un environnement carcéral marqué par un climat de terreur.
La prison de Condé-sur-Sarthe, présentée comme "la vitrine" de la politique pénitentiaire de Gérald Darmanin, accueille des mesures renforcées récemment, accentuant des préoccupations de traitements inhumains.
Les observateurs appellent à une prise de conscience collective pour défendre les droits des détenus, afin d'éviter la normalisation des violences systémiques dans le système pénitentiaire français.







