Le 20 février dernier, le tribunal judiciaire de Versailles a jugé une affaire troublante : une nourrice, Aida A., âgée de 49 ans, a été interpellée à proximité de la gare de Saint-Cyr-l'École, où elle se tenait visiblement ivre avec une poussette contenant un bébé de 9 mois. Avec un taux d'alcool dans le sang de 2,34 g, sa conduite était non seulement irresponsable mais également potentiellement tragique.
Les passants, alarmés par son comportement erratique, avaient alerté la police. Les images de vidéosurveillance montrent Aida titubant, renversant à plusieurs reprises la poussette, mettant en danger la vie de l’enfant. Un témoin a rapporté que, dans un moment donné, elle a été à deux doigts de laisser tomber le bébé sur la route, où un bus circulait à proximité.
Interpellée sur les lieux, Aida A. ne pouvait pas répondre aux questions des policiers, semblant perdre tout contrôle. Grâce à une carte d'identité trouvée dans ses affaires, les policiers ont pu déterminer son identité et son rôle de nourrice pour la petite Lía V. Cependant, elle était en état d'ébriété avancé, avec des signes évidents de négligence, comme l'hygiène de l'enfant qui laissait à désirer.
Durant son interrogatoire, elle a expliqué qu'elle avait gardé les enfants de cette famille pendant dix ans. Toutefois, il a été découvert qu'elle ne possédait pas l'agrément requis pour exercer cette profession. Une situation d'autant plus choquante lorsque l'on sait que les parents de Lía n'étaient même pas conscients qu'elle était retournée chez elle avec le bébé ce jour-là.
Le père de Lía a décidé de ne pas porter plainte, préférant d'abord comprendre les circonstances de cet événement tragique. Cependant, le ministère public a choisi de poursuivre Aida, mettant en avant la gravité des faits. Lors de son procès, la présidente du tribunal a clairement exprimé son inquiétude : "Quelqu'un qui n'a pas l'habitude de boire serait déjà en coma éthylique, " soulignant le danger imminent qu'elle représentait pour l'enfant.
Au tribunal, Aida a exprimé sa honte, insistant sur le fait qu'elle avait toujours été une bonne nourrice pour les parents de Lía et qu'elle avait élevé seule quatre enfants. Malgré cette mise en scène de regret, son refus d'admettre son problème avec l'alcool a soulevé des doutes.
Finalement, elle a été condamnée à 12 mois de prison avec sursis, accompagnée d'une obligation de soin et une interdiction définitive d'exercer toute profession en lien avec des enfants. Cette décision a été saluée par les experts en droit de la famille, qui ont rappelé que la sécurité des enfants doit primer par-dessus tout.







