Samedi 7 février, quatre jeunes hommes, âgés de 21 à 28 ans, ont été arrêtés à Rennes suite à des dégradations survenues dans le quartier de Cleunay lors d'un carnaval axé sur les problématiques de logement. Selon le Parquet de Rennes, ces actes ont été commis par des manifestants liés à l'ultragauche.
Suite à un rassemblement au Bâtiment à modeler (BAM), un lieu solidaire menacé de fermeture, les participants se sont dirigés vers la station de métro Cleunay. Certains portaient des costumes, d'autres des masques, renforçant l'aspect collectif de la manifestation.
Des incidents ont éclaté lorsqu'un groupe s'est introduit dans un Carrefour City, entraînant des actes de vol. Un homme de 22 ans a été interpellé et a nié ces accusations, indiquant qu'il avait refusé de se soumettre aux vérifications policières. Il comparaîtra en septembre 2027 pour vol en réunion et refus de se soumettre aux opérations de relevés signalétiques.
Les dégradations ne se sont pas limitées au supermarché, avec des tags apparus sur mobilier urbain et façades, dont une agence immobilière qui a été marquée par des inscriptions telles que « plus de logements sociaux » ou « gentrificateur ».
En plus du jeune homme poursuivi pour vol, trois autres individus ont été interpellés: un homme de 28 ans, découvert avec un couteau, et deux autres pour apologie du terrorisme après avoir chanté des slogans en mémoire d’Arnaud Beltrame, une figure symbolique de la lutte contre le terrorisme. L'un a nié toute intention malveillante tandis que l'autre a choisi le silence lors de son interrogatoire. La garde à vue de ces individus a pris fin le lundi 9 mars.
Ces événements soulèvent des questions plus profondes concernant la gestion des manifestations et l'évolution des problèmes de logement à Rennes, comme l'a souligné un porte-parole de l'Association des Locataires de l'Ouest, citée par Ouest-France. Ils appellent à un débat public sérieux sur l'accessibilité au logement.







