« Tu ne sais pas de quoi je suis capable. Je peux te massacrer. » Les juges du tribunal correctionnel d'Agen ont dû se fier aux messages menaçants extraits des milliers de communications conservées au dossier.
Ce gendarme de 37 ans, affecté à la brigade de Fumel depuis décembre 2024, a vu sa carrière suspendue suite aux événements. Sa relation avec sa collègue et ex-compagne, qui a duré quelques mois début 2025, a rapidement dégringolé en une rupture conflictuelle, exacerbée par l'addiction à l'alcool du trentenaire.
Des messages inquiétants
Malgré l'aide initiale de son ex-compagne, ce dernier a intensifié sa tentative de contact, allant jusqu'à lui envoyer 359 messages entre le 10 et le 17 juillet 2025, dont plusieurs se révélaient menaçants pour sa carrière. En désespoir de cause, le gendarme a même contacté les autorités, signalant une prétendue menace contre sa propre ex-compagne, dans l'espoir de la localiser.
« Ce dossier illustre une pression qui a progressivement anéanti la vie de ma cliente, » a déclaré Me Sophie Lagarde, avocate de la victime. « Elle est gendarme, elle est là pour protéger, et c'est elle qui a le plus souffert de cette situation. »
La justice s'exprime
Le tribunal a entendu les réquisitions et condamné le trentenaire à six mois de prison, avec un sursis probatoire de deux ans, ainsi qu'une interdiction d'exercer une fonction publique pendant cinq ans. En赔issant 2 000 euros de dommages et intérêts à son ex-compagne, il se voit également soumis à une interdiction de contact pendant trois ans.
Pour sa défense, Me Agathe Bouchidhomme a évoqué un suivi addictologique et psychologique du prévenu, évoquant une rupture mutuellement toxique. Cependant, la gravité de ses actions ne peut être ignorée.







