Jamila Haddoum, 44 ans et positionnée en dixième place sur la liste La France Insoumise (LFI) à Strasbourg, a été victime d'une agression vendredi soir alors qu'elle se trouvait avec ses deux adolescents. La situation s'est intensifiée lorsque cette travailleuse sociale a été menacée de mort lors d'une séance de collage d'affiches électorales.
Un homme a été arrêté et placé en garde à vue suite à la plainte déposée par Mme Haddoum. Selon le parquet de Strasbourg, les détails concernant le suspect demeurent flous, comme l’a souligné la procureure, Clarisse Taron, qui a demandé de la patience en attendant les résultats de l’enquête.
Les événements se sont déroulés alors que la candidate et ses fils s'apprêtaient à afficher les supports de campagne. L’agresseur, après avoir questionné Jamila Haddoum sur son appartenance politique, a réagi avec violence en apercevant le logo de LFI. Elle a relaté que l'homme l'a menacée en disant : 'Jamais tu n'afficheras ça ici, je te tranche la gorge', tout en exhibant un couteau. Émus et effrayés, les enfants de Jamila ont assisté à cette scène terrifiante.
Pour témoigner de l'incident, Mme Haddoum a filmé l'agresseur, partageant ensuite la vidéo sur le réseau social X. Cette situation a provoqué une vive réaction au sein de la classe politique, avec des condamnations fermes de la part de figures comme la candidate socialiste Catherine Trautmann et la maire écologiste Jeanne Barseghian, qui ont qualifié ces actes d'« inacceptables ».
Des experts soulignent que de tels incidents révèlent une montée des tensions politiques, particulièrement durant une période électorale. La politologue Marie Delcroix a déclaré à ce sujet : 'Ces agressions ne doivent pas devenir la norme. La politique doit se faire dans le respect et la dignité.'







