Le vice-bâtonnier de l'ordre des avocats de Toulouse, Sylvain Laspalles, a annoncé sa démission vendredi dernier, suite à une plainte pour viol déposée par une élève avocate qui avait réalisé un stage au barreau. Celui-ci a affirmé être "totalement innocent" des accusations portées contre lui.
D'après l'agence France-Presse, les faits en question, qui font l'objet d'une plainte énonçant "viol, harcèlement et agression sexuelle", se seraient produits à la fin de l'année 2025. Le procureur de Toulouse, David Charmatz, a confirmé cette information et a fait une demande de dépaysement au parquet général, étant donné la relation professionnelle entre Laspalles et la juridiction.
L’Ordre dans la tourmente
Une seconde plainte a également été déposée, ciblant directement le barreau de Toulouse, accusé par la plaignante d'"inaction" face à la situation. La bâtonnière, Me Sophie Coq, a réagi en clarifiant qu'elle n'a été informée des faits que le 16 janvier et qu'elle a tenté de rencontrer l'élève avocate dès le 19. Une enquête déontologique a été ouverte, mais elle souligne ne pas avoir eu accès au contenu des plaintes.
Une relation controversée
Dans ses déclarations, le vice-bâtonnier a mentionné l'existence d'une "forte relation sentimentale" avec la jeune femme, affirmant : "nous avons eu tort d’y succomber". Il a pris la pleine responsabilité de cette situation, ajoutant qu'il ne voulait pas mettre l'Ordre dans l'embarras, ce qui a motivé sa démission.
Des échanges de messages entre les deux protagonistes pourraient suggérer une relation romantique : selon des textos consultés par La Dépêche, la stagiaire aurait écrit : "Je crois que je veux bien être votre amoureuse", le 4 décembre, et aurait déclaré "Il n’y a aucun rapport de force entre nous".
Il est important de rappeler, comme l'annoncent plusieurs médias, que Sylvain Laspalles et Sophie Coq restent présumés innocents dans le cadre de cette enquête.







