Ce mercredi 11 mars à 13h30, Stéphane Haussoulier sera fixé sur son sort lors d'une décision attendue de la cour d'appel d'Amiens. Ce dernier est poursuivi pour abus de confiance, blanchiment et escroquerie. En novembre dernier, le parquet a requis trois ans de prison avec sursis, 60.000 euros d'amende, ainsi que trois ans d'inéligibilité, correspondant en grande partie aux demandes formulées lors de la première instance, à l'exception de l'amende, augmentée.
Stéphane Haussoulier, qui avait plaidé la maladresse tant en première instance qu'en appel, a été confronté à des faits troublants. Il est accusé d'avoir présenté 170 factures liées à des frais de déplacement et de restauration en double, voire en triple, à différents organismes, y compris le Syndicat mixte de la baie de Somme. En outre, plus de 280.000 euros de dépenses et retraits en espèces sont contestés, sans justificatifs clairs, ce qui pourrait renforcer les suspicions de malversations.
Lors de son procès, Haussoulier a expliqué qu'il s'agissait d'une simple négligence. Cependant, le parquet estime qu'il ne pouvait ignorer les normes régissant l'utilisation des fonds publics et a vu dans son comportement un désir d'enrichissement personnel, évoquant des sommes représentant 46 ans de RSA.
Les juges ont montré une certaine colère face à ces événements, insistant sur le fait que 170 erreurs posent question. L'ancien président a ainsi admis son manque d'organisation dans la gestion de ses remboursements, une situation qui, selon lui, méritait un signal d'alerte avant qu'il ne soit trop tard.
Ce procès souligne un défi majeur pour la confiance du public dans les institutions. Comme le souligne le site France Bleu, des observations critiques ne manquent pas sur la responsabilité des élus dans la gestion des deniers publics.
Avec le verdict imminent, tous les regards sont tournés vers le tribunal d'Amiens pour connaître l'issue de cette affaire qui pourrait avoir des répercussions durables sur la vie politique locale.







