La police suisse a déclaré mercredi qu’elle envisageait principalement un « acte volontaire » suite à l’incendie d’un autocar survenu la veille dans une petite ville du canton de Fribourg, faisant six victimes. Les autorités ont pour l’instant exclu l’hypothèse d’un acte terroriste, apportant ainsi un certain réconfort aux habitants de la région.
L'incendie, qui a touché un autocar et causé la mort de six personnes tout en blessant cinq autres, aurait été provoqué par un homme décrit comme « marginal et perturbé ». Selon les informations recueillies par le procureur du canton, Raphaël Bourquin, le suspect s'est immolé à l'intérieur du véhicule. « Des témoins ont rapporté que cet homme, d'origine suisse, est monté dans le bus avec plusieurs sacs, avant de se déverser un produit inflammable et d’y mettre le feu », a-t-il partagé avec les médias.
Le procureur a souligné qu’il n’y avait absolument aucun indice laissant penser qu'il s'agissait d'un acte de terrorisme. « La famille avait signalé sa disparition et les détails recueillis lors de l’enquête décrivent un individu souffrant de troubles », a-t-il affirmé. Il a également mentionné que cette personne appartenait vraisemblablement aux victimes.
Ce drame soulève des questions sur la santé mentale ainsi que sur la sécurité publique en Suisse, alors que des experts tels que Jean-Claude Dufresne, psychologue et chercheur, appellent à une meilleure prise en charge des personnes marginalisées. Selon lui, « des mesures doivent être mises en place pour éviter qu'un tel geste ne se reproduise », ajoutant que le soutien psychologique pour les personnes en détresse est crucial.
La communauté est en émoi après un événement aussi tragique, et les autorités locales prévoient de maintenir un dialogue ouvert avec les citoyens pour les rassurer. L'enquête se poursuit et des détails supplémentaires devraient émerger dans les jours à venir, alors que le pays pleure ses victimes.







