Le mystère entourant la découverte, le samedi 7 mars, du corps d'un chauffeur livreur d'une trentaine d'années à l'intérieur de l'ancien Saphir Hôtel de Pontault-Combault, en Seine-et-Marne, commence lentement à se dissiper grâce aux résultats de l'autopsie. Cette dernière, réalisée le mercredi 11 mars, a confirmé que l’homme était décédé suite à une chute mortelle sur la tête.
Peu avant 20 heures, un gardien a fait cette macabre découverte au pied d’un mur de 2,5 mètres. « À l’extérieur, la végétation était écrasée, ce qui indique qu’il a probablement grimpé avant de tomber », a expliqué Jean-Michel Bourlès, procureur de la République de Melun. Des traces de végétation accrochées à ses habits suggèrent qu'il a tenté d'amortir sa chute, étant donné que les examens médicaux ont révélé des fractures aux poignets.
Un détail troublant : l’homme portait des claquettes-chaussettes. Cela pourrait-il avoir contribué à sa chute ? L’incertitude demeure, tout comme les raisons de sa présence dans cet hôtel désaffecté, un lieu familier pour des milliers de conducteurs empruntant la Francilienne près de Pontault-Combault.
L’hôtel à vendre pour 10,5 millions d’euros
« Nous sommes certains qu'il n'est pas entré dans l'hôtel, car aucune effraction n’a été constatée. Il était présent depuis au moins 12 heures, comme le confirment les constatations du médecin légiste », a ajouté le procureur. L’enquête menée par le commissariat de Torcy continue afin d’explorer toutes les pistes.
Cette structure hôtelière, dotée d’environ 180 chambres, a fermé ses portes en mars 2017 suite à des difficultés financières. Le Saphir Hôtel avait été placé sous redressement judiciaire en 2016, suivi d’une liquidation. Bien qu'abandonné depuis, le site reste entretenu, chauffé et gardienné, et son propriétaire a mis en vente l'établissement pour 10,5 millions d’euros sur Leboncoin.
« Des millions de travaux supplémentaires seront nécessaires », précise Gilles Bord (DVG), maire de Pontault-Combault. Certains investisseurs ont manifesté de l'intérêt, mais aucun projet n’a abouti. Toutefois, la parcelle a été protégée dans le plan local d'urbanisme, garantissant qu'elle reste destinée à un usage hôtelier ou à un établissement de santé.







