INFO LE PARISIEN. Un incident troublant a récemment éclaté à Nice, où une tête de porc accompagnée d'une étoile jaune a été trouvée devant le domicile du maire Christian Estrosi. Cet acte provoque l'indignation à la veille des élections municipales, alors qu'Estrosi, maire Horizons sortant, vise sa réélection.
Deux individus, interpellés mercredi dernier, ont été remis aux autorités ce vendredi pour une probable mise en examen. Comme le rapporte Le Parisien, ces derniers ne se reconnaissent pas comme commanditaires de cet acte provocateur.
Des suspects aux parcours variés
Les suspects, âgés de 47 et 80 ans, dévoilent un contraste frappant. Le plus âgé, ancien policier de la Direction de la Surveillance du Territoire, a quitté la force pour devenir détective privé. Le plus jeune, un expert en communication et marketing, a été arrêté alors qu'il tentait de rencontrer Estrosi. Des contacts ont été établis entre eux et deux Tunisiens suspects, déjà placés en détention pour des motifs liés à la provocation à la haine et à des violences envers un élu public.
Une manipulation qui se profile
Les enquêteurs explorent désormais l'hypothèse d'une manipulation orchestrée pour influencer la campagne d'Estrosi. Selon des sources proches de l’affaire, le maire aurait envisagé de rendre sa campagne électorale plus percutante sur les réseaux sociaux, tout en maintenant des réunions secrètes avec le suspect expert en communication. Si des discussions ont eu lieu entre ces derniers et l’entourage d’Estrosi, aucune preuve directe ne relie le maire à l’initiation de ce scandale.
De plus, un des suspects a été trouvé en possession d'informations soulignant des interactions avec des collaborateurs directs d'Estrosi. Ce dernier a dénoncé une tentative d’infiltration qu’il a qualifiée de « barbouzerie » visant à nuire à sa campagne, et a mis en cause son rival, Éric Ciotti. Pierre-Édouard Stérin, accusé d'implication, a catégoriquement nié toute connexion avec l'affaire et prévoit de porter plainte pour diffamation.
« Christian Estrosi se considère comme une victime d'une manœuvre de déstabilisation, mise en place bien avant la période électorale », a déclaré son avocat, Olivier Baratelli. Cette crise soulève des questions sur l'honnêteté des tactiques politiques modernes, particulièrement dans un climat si tendu.







