Selon les récentes statistiques officielles, la France comptait près de 4.700 radars en 2024, dont 893 étaient hors service, représentant un taux d'environ 19%. Les dégradations coûtent un total de 400.000 euros à l'État chaque année.
Mais qui s'en prend aux radars d'Eure-et-Loir ? Dans des villes comme Chartres, Dreux et Châteaudun, tous les radars ont été touchés au moins une fois l'an passé. Le coût total des dégradations grimpe à 400.000 euros.
Un simple trajet de 45 minutes sur les routes du département permet de constater l'ampleur du phénomène. Beaucoup de radars se retrouvent hors service, certains étant même recouverts de peinture blanche. Sur la D923, un radar a été endommagé au point de se trouver coupé en deux. Un employé d'une entreprise voisine a confié à RTL : "Je crois que ça fait au moins quinze jours ou trois semaines" que ce radar est hors d'usage.
Lionel, un taxi local, observe ce désastre au quotidien. "Les radars de chantier sont souvent poussés sur le bas-côté et recouverts de peinture. Qui va prendre en charge leur remise en état ? Ce sera probablement de l'argent public ?" s'interroge-t-il.
4.700 radars en France
Avec un total de 400.000 euros de dégradation en une année, il est difficile de savoir si le problème est répandu ailleurs. Pierre Chasseray, porte-parole de 40 millions d'automobilistes, dénonce cette situation. "Il est probable que des dégradations similaires se produisent sur l'ensemble du territoire français. L'État ne l'admet pas, car il ne veut pas admettre qu'il existe un problème d'acceptabilité sociale des radars", fait-il remarquer.







