La défense de Marius Borg Høiby, fils de la princesse héritière de Norvège, a plaidé jeudi pour son acquittement face aux accusations de viols. Le jeune homme de 29 ans fait face à 40 chefs d'accusation, y compris le viol de quatre femmes entre 2018 et 2024.
Issu d'une précédente relation de sa mère, Mette-Marit, avec le prince héritier Haakon, Høiby n'est pas officiellement membre de la famille royale. Mercredi, le parquet avait demandé une peine de sept ans et sept mois de prison à son encontre.
Lors de ces plaidoiries finales d'un procès marquant, l'avocat Petar Sekulic a noté que bien que les comportements de son client aient pu être perçus comme « antipathiques », cela ne justifiait pas nécessairement une culpabilité.
Les actes reprochés se seraient déroulés après des soirées où Høiby aurait consommé de l'alcool et des drogues, à l'issue de relations qui auraient été interprétées comme consensuelles. La cour devra donc déterminer si certains des actes en question ont été commis alors que les victimes étaient endormies et incapables de donner leur accord.
Sekulic a questionné la crédibilité des victimes et soutenu que son client pouvait avoir cru à un consentement tacite. En ce qui concerne les actes de violence, la défense a contesté les allégations selon lesquelles Høiby aurait maintenu une ex-compagne dans un climat de peur. Bien que des disputes aient eu lieu, l'avocat a fait valoir que leurs relations étaient marquées par des responsabilités partagées.
Høiby a reconnu avoir commis des infractions mineures, notamment en lien avec le transport de marijuana et des menaces. La défense a demandé une peine d'un an et demi pour ces faits. Si le tribunal devait le condamner pour tous les chefs d'accusation, la défense a argued que la peine ne devrait pas excéder « cinq à six ans ».
L'affaire a terni l'image de la royauté norvégienne et a débuté le 4 août 2024, lorsque Høiby a été arrêté pour avoir prétendument agressé sa compagne. Les autorités avaient découvert des vidéos et des fichiers sur ses appareils électroniques qui l'incriminent. Le verdict est attendu début juin, selon le juge Jon Sverdrup Efjestad.







