Le 10 mars, une opération des autorités kényanes a conduit à l'arrestation d'un ressortissant chinois, Zhang Kequn, à l'aéroport international Jomo-Kenyata de Nairobi. Alors qu'il s'apprêtait à embarquer pour la Chine, les douaniers ont découvert plus de 2000 fourmis vivantes dissimulées dans ses bagages, cachées à l'intérieur de tubes à essai et entre des rouleaux de papier toilette. Selon la BBC, il est soupçonné d'être le chef d'un réseau de contrebande préalablement démantelé en 2022.
Les autorités cherchent à comprendre l'ampleur du trafic, d'autant plus que le Kenya abrite Messor cephalotes, une espèce de fourmis moissonneuses prisée par les collectionneurs à travers le monde, notamment en Asie et en Europe. Bien que protégées par des lois internationales, ces fourmis sont la cible d'un marché noir florissant, où une unité, achetée pour moins d'un euro, peut être revendue jusqu'à 200 euros sur certaines plateformes, indique BBC.
La montée de ce commerce illégal n'est pas que le fait d'une seule personne. En 2025, un groupe composé de deux adolescents belges, un Kenyan et un Vietnamien, avait également été condamné à de lourdes peines de prison pour un trafic similaire. Les responsables du Kenya Wildlife Service (KWS) se sont déjà alarmés de l'augmentation des tentatives de contrebande, et ce dernier incident n'est qu'un exemple du défi auquel ils font face.
Zhang, connu pour avoir échappé aux autorités par le passé avec un passeport falsifié, pourrait bien relancer une enquête approfondie. Les agences de protection de la faune intensifient leurs efforts pour démanteler ces réseaux et protéger les espèces menacées.







