Des préadolescents en patrouille à Téhéran. Lors d'un discours télévisé, Rahim Nadali, un responsable des Gardiens de la Révolution, a annoncé que l'âge minimum pour rejoindre la milice du Bassidjs est désormais fixé à 12 ans.
Cette décision, justifiée par Nadali par le désir de renforcer le « front de résistance » contre ce qu'il appelle le « tyran mondial » (les États-Unis, selon le régime) et par l'enthousiasme croissant des jeunes pour se porter volontaires.
Un effectif de 600.000 volontaires
Depuis le déclenchement de la guerre, le 28 février dernier, après l'offensive conjointe des États-Unis et d'Israël, les forces de sécurité supplémentaires ont été déployées à Téhéran. Ces patrouilles ont pour but de prévenir toute contestation à l'égard de la République islamique. Les Bassidjs, considérés comme la « force de mobilisation » du pays, comptent environ 600.000 membres.
Selon Rahim Nadali, « de nombreux jeunes et adolescents sont désireux de participer » à ces missions, qui consistent à surveiller la sécurité et à effectuer des patrouilles. Alors que le conflit s'étend, suscite des préoccupations sur l'économie et les approvisionnements énergétiques à l’échelle mondiale, cette politique de mobiliser les jeunes enfants soulève des alarmes sur les droits de l’enfant et sur les répercussions de cette militarisation précoce.
Des experts en droits humains, comme ceux de Human Rights Watch, ont exprimé de vives inquiétudes concernant cette tendance à recruter des mineurs, qualifiant cette stratégie de « violation flagrante des droits des enfants ». Avoir des jeunes de 12 ans dans les rues de Téhéran tout en patrouillant pour la sécurité est perçu comme un risque énorme, tant pour leur bien-être que pour la société iranienne dans son ensemble.







