A Saint-James, la mise en place de travaux sur un terrain de 4 hectares soulève l'inquiétude des habitants, qui perçoivent cela comme la création d'une aire de passage destinée aux gens du voyage. Un appel anonyme reçu le 27 mars par la rédaction de ICI Cotentin a alerté sur le lancement de ces travaux, décrivant l'hostilité de la population à l'idée de devenir une destination pour ces groupes nomades.
Pourtant, les autorités précisent que les aménagements en cours visent en réalité à prévenir toute installation non autorisée sur ce terrain. Des experts estiment que l'accueil des gens du voyage demeure un sujet épineux et souvent sujet à controverse. Une aire de grand passage peut accueillir jusqu'à 200 caravanes, essentielle pour des événements estivaux. Dans le Sud Manche, les élus ont jusqu'ici choisi un système d'aire tournante, mais des complications persistent.
Des travaux réfléchis pour sécuriser le terrain
En effet, la préfecture a récemment exprimé des doutes sur le fonctionnement d'une aire tournante, favorisant la recherche d'une solution pérenne. Cette initiative fait craindre à certains que la charge de l'accueil ne repose exclusivement sur Saint-James. Lors d'une réunion municipale le 19 mars, le maire sortant Daniel Juquin a exprimé son opposition à un modèle centralisé.
Depuis, une nouvelle direction municipale est en place, suscitant des spéculations sur l'accélération du projet. Toutefois, ces travaux ont pour but d'éviter l'occupation sauvage du terrain, dans le contexte de l'expulsion imminente d'un groupe de gens du voyage présent sur le champ de foire depuis trois semaines. Ce mouvement de précaution témoigne d'une volonté de la nouvelle administration de prévenir toute situation délicate.
Malgré les bonnes intentions, il est évident que le sujet de l'accueil des gens du voyage reste source de tension dans le sud de la Manche, illustrant les défis que doivent relever les décideurs locaux face à des préoccupations citoyennes croissantes.







