Comment améliorer la vitalité de nos villages ? La réponse se trouve peut-être dans une nouvelle épicerie participative qui ouvrira ce samedi 28 mars dans la commune de La Colombe, près de Villedieu-les-Poêles. Cet espace va bien au-delà d’un simple point de vente, il cherche également à dynamiser l’économie sociale et solidaire. Après celle du Mesnil-au-Val, dans le Cotentin, La Colombe accueillera donc cette initiative qui a germé grâce à une enquête citoyenne menée auprès des habitants et présentée lors d’une réunion publique en avril 2025, explique l’association Bouge ton CoQ, qui accompagne l’initiative aux côtés de Familles Rurales.
Des bénévoles à la tête de l'épicerie
Cette épicerie fonctionnera grâce à l'engagement de bénévoles qui assureront son fonctionnement. À noter qu'il n’y aura pas de transactions monétaires comme dans un commerce traditionnel. Les adhérents de l’association devront approvisionner un compte afin de pouvoir payer leurs achats. Selon le maire Yvan Soulard, réélu récemment, cet établissement complétera l’offre locale, déjà renforcée par un restaurant en activité qui attire entre 50 et 70 clients par jour.
L’ouverture officielle de l’épicerie est prévue ce samedi matin à 10h, dans un local gracieusement mis à disposition par la mairie, voisin de la salle des fêtes. « Nous avons réalisé un test mercredi avec les bénévoles et c'était un franc succès, l'épicerie a été dévalisée », se réjouit le maire. Les horaires d'ouverture seront les mardi de 15h à 17h, vendredi de 17h à 19h et samedi de 10h à 13h.
Une première antenne régionale en Normandie
L'association Bouge ton CoQ compte quatorze employés engagés à animer des projets porteurs de sens pour la communauté locale. Avec cette initiative, La Colombe devient la première antenne régionale en Normandie, une région leader dans le développement des épiceries participatives. Depuis l'établissement de cette antenne dans la Manche, une quinzaine d'épiceries ont vu le jour.
Mathilde Debeugny, porte-parole de l’association, souligne que de nombreux maires manifestent un intérêt croissant pour ce type d'initiatives dans leurs communes rurales. « Nous avons eu de nombreux appels d'élus ces derniers temps, se réjouit-elle. Cela démontre qu'il existe un réel besoin de commerces dans nos territoires. Une épicerie participative représente une solution pertinente pour ces villages qui souffrent de l'absence de commerces de proximité. »







