Le Premier ministre Sébastien Lecornu s'inquiète des conséquences financières liées à l'augmentation des arrêts maladie prévue pour 2025. Son objectif : maintenir le déficit public en dessous de 5 % d'ici 2026. Pour cela, il se concentre sur la lutte contre la fraude aux arrêts maladie.
La question se pose : la France pourra-t-elle éviter un déficit public supérieur à 5 % en 2026 ? Selon Sébastien Lecornu, cela est réalisable, mais cela nécessitera un engagement continu dans la lutte contre la fraude. Le Premier ministre a ainsi annoncé son intention de s'attaquer aux arrêts maladie, comme le rapporte BFMTV. En effet, la Caisse nationale de l'Assurance maladie (Cnam) a versé 10,9 milliards d'euros d'indemnités pour arrêts de travail, représentant une hausse de 36 % par rapport à la période avant la pandémie de Covid.
Cependant, la question se pose : s'agit-il d'une fraude à grande échelle ou d'un véritable mal-être au sein de la population française ? Pour Lecornu, il est essentiel de parler d'une "dérive très préoccupante" sur le plan budgétaire. Il souligne qu'il est impératif de "maîtriser" ces "dérives". Bien que le gouvernement ait envisagé de sanctionner les médecins prescrivant un nombre élevé d'arrêts maladie, cette mesure a été abandonnée.
Peu de contrôles par rapport à nos voisins
Une solution envisagée est de renforcer les contrôles. En effet, un agent de l'inspection du travail est censé vérifier que le salarié en arrêt maladie se trouve bien chez lui, en convalescence. Cependant, parmi les 9 millions d'arrêts maladie recensés en 2025, seulement 230 000 contrôles ont été effectués, un chiffre très faible en comparaison avec d'autres pays européens. En 2024, ces contrôles ont permis de récupérer 42 millions d'euros, soulignant l'urgence d'une réforme dans ce domaine.







