«Un repère dans notre Histoire et notre esprit». Lors d’une cérémonie solennelle aux Invalides, Emmanuel Macron a rendu hommage à l’ancien Premier ministre socialiste Lionel Jospin, décédé le 23 mars à l’âge de 88 ans. Le président a déclaré que Jospin avait «modernisé la vie économique, sociale et démocratique de la Nation de manière inédite», intégrant ainsi la France dans le nouveau siècle. Ces mots résonnent à l'heure où la France cherche à redéfinir ses valeurs politiques.
En présence de sa veuve, la philosophe Sylviane Agacinski, Macron a souligné l’importance de la «rigueur» dans la vision de Jospin, le qualifiant d’«héritier» des grands penseurs de la gauche tels que Jean Jaurès et François Mitterrand. Il a mentionné les réformes marquantes comme les 35 heures, la couverture maladie universelle, et le PACS, qui ont tous contribué à façonner la société moderne française.
Une réunion de presque toute la gauche
La cérémonie a attiré un large éventail de personnalités, de Martine Aubry à Robert Hue, ainsi que plusieurs anciens ministres de la «gauche plurielle». Pierre Moscovici, visiblement ému, a déclaré avoir perdu un «mentor». L’ancien président François Hollande, ami proche, n’a pas manqué d’honorer celui qui a été l’un des bâtisseurs de «la vieille maison», le Parti socialiste.
«Nous devons penser à l’avenir de la gauche», a insisté Pierre Jouvet, actuel secrétaire général du PS, accompagné du nouveau leader Olivier Faure, soulignant que Jospin reste un modèle à suivre dans des temps turbulents.
Des bannis et des absents
Malgré les controverses, plusieurs figures, dont Jack Lang et Dominique Strauss-Kahn, se sont jointes à l’hommage. Strauss-Kahn a souhaité rendre hommage à un «homme de principe, au service des autres». En revanche, Jean-Luc Mélenchon a décliné l’invitation, arguant d’un manque de préavis.
Une rose en hommage
Le cercueil de Lionel Jospin a été accompagné par une mélodie touchante, «Les Feuilles mortes», interprétée par l’orchestre de la Garde républicaine. Chaque militant du Parti socialiste a été invité à apporter une rose, symbole de son engagement et de son héritage, pour commémorer ce leader exceptionnel.
Les obsèques seront publiques, se déroulant au cimetière parisien du Montparnasse, marquant ainsi le départ d'un homme dont l'influence continuera d'inspirer les générations futures.







