L'annonce des annulations par Volotea a été reçue comme un coup de massue pour de nombreux passagers. En Bretagne, Normandie, et d'autres régions, des centaines de voyageurs, prévoyant des vacances de Pâques, apprennent que leurs vols sont annulés. Les destinations telles que la Corse, l'Italie et l'Espagne sont particulièrement touchées, avec par exemple 11 vols entre Caen et Ajaccio supprimés.
La compagnie explique ces annulations par "l’instabilité géopolitique persistante au Moyen-Orient". Cependant, pour beaucoup, la véritable raison serait plutôt la flambée du prix du kérosène, qui a doublé ces dernières semaines. Des voyageurs s'interrogent. Alain, un Lillois, témoigne : "On nous met devant le fait accompli, je leur reproche cette approche. N'est-ce pas plutôt en raison du coût du carburant ?" Ces questions résonnent au sein d'une clientèle laissée sans solutions.
Frédéric, un passager normand, ajoute : "En me renseignant, j'ai découvert que d'autres compagnies avaient anticipé cette hausse des prix, mais pas Volotea..."Source : La Liberté.
Cette situation a mis de nombreux passagers dans des situations délicates. Frédéric parle de ses efforts pour transférer sa réservation d'hôtel à un an et évoque la colère des professionnels du tourisme, impactés directement par ces annulations. "Ils souffrent autant que nous", dit-il.
Pas d'indemnisation prévue
Interrogée par BFM Business, Volotea a finalement reconnu les enjeux liés au coût du kérosène dans sa communication. "Les annulations résultent de divers facteurs, y compris la forte hausse des prix du carburant et l'instabilité géopolitique", a déclaré un porte-parole de la compagnie. Il a promis que les passagers seraient informés proactivement des options de modification ou de remboursement, mais sans offrir d'indemnisation, puisqu'"aucun dédommagement n'est dû si le préavis est supérieur à 14 jours avant le vol". Anaïs Escudié, fondatrice du site Retardvol.fr, confirme cette situation, laissant les passagers frustrés et sans recours.







