La ville de Bordeaux se prépare à élire son nouveau maire ce vendredi après-midi, suite à la victoire de Thomas Cazenave lors du second tour des élections municipales. Ce midi, Pierre Hurmic, le maire sortant, a quitté l'Hôtel de Ville sous les applaudissements, tout en annonçant qu'il retrouve provisoirement l'opposition.
"Nul ne saura de Bordeaux déraciner mon cœur", a-t-il déclaré, citant Marc Bloch, avant de quitter les lieux avec beaucoup d'émotion. Devant la presse, dans les jardins du Palais Rohan, il a partagé un dernier moment en tant que maire.
Préférant se montrer serein malgré la défaite, Hurmic a affirmé : "Je quitte ma fonction de maire, que j'ai beaucoup aimé, la tête haute et avec vraiment le sentiment du devoir accompli". Concernant son avenir politique, il a indiqué qu'il siégera "provisoirement" au Conseil municipal afin d'observer les débuts de son successeur, sans préciser quand il prendrait un congé permanent.
Concernant les raisons de sa défaite, Pierre Hurmic a reconnu qu’il n’avait pas encore eu le temps d’analyser tout cela, en expliquant que "les critiques viennent de partout". Il a notamment indiqué que sa non-alliance avec La France Insoumise a pu jouer un rôle déterminant. "Je préfère perdre une élection en restant fidèle à mes idées qu'essayer de gagner à tout prix en adoptant celles des autres", a-t-il lancé.
Il a souligné ses contributions en tant que maire, affirmant : "J'ai surtout tracé un sillon. Mon successeur devra obligatoirement suivre ces nouvelles politiques". Hurmic se considère avoir été un impulsionneur pour l'écologie à Bordeaux, avec une approche pragmatique et novatrice.
A l'avenir, il se décrit comme "un citoyen attentif pour que Bordeaux ne retourne pas en arrière". Il a également exhorté Thomas Cazenave à "s'émanciper du macronisme", appelant ainsi le nouveau maire à forger son propre chemin loin de l'ombre de l'actuel président.







