Jeudi 2 avril, à 00 h 24 (heure française), la NASA lancera Artemis 2, une mission spatiale qui emmènera quatre astronautes vers la Lune, marquant un retour historique plus de 50 ans après le dernier alunissage.
Les astronautes Reid Wiseman, Victor Glover, Christina Koch et Jeremy Hansen décolleront de Floride le jeudi 1er avril à 18 h 24 (00 h 24 heure française) pour un voyage spatial de dix jours. Leur objectif est de survoler la Lune, un satellite naturel exploré pour la dernière fois par des hommes en 1972 lors de la mission Apollo 17.
Pour rappel, les astronautes Eugene Cernan et Harrison Schmitt étaient les derniers à marcher sur le sol lunaire. Depuis, les missions spatiales ont largement été orientées vers la Station spatiale internationale (ISS). Comme le précise 20 Minutes, Artemis 2 fait partie d'un programme ambitieux visant à retourner sur la Lune d'ici 2028, avec l'espoir d'ouvrir la voie à de futures explorations sur Mars, dont la Lune servira de terrain d'entraînement.
Un programme complexe, malgré les progrès
Malgré des avancées technologiques significatives depuis les années 70, cette mission lunaire soulève de nombreux défis. En effet, un voyage habité nécessite des normes de sécurité rigoureuses, surpassant celles de l'époque d'Apollo. De plus, maintenir quatre astronautes en vie durant dix jours dans l'espace exige des ressources considérables : nourriture, eau et électricité doivent être transportées sur une durée bien plus longue que celle requise pour atteindre l'ISS, où le voyage n'excède généralement pas deux jours.
En conséquence, la conception du vaisseau spatial est plus complexe, sa taille et son poids étant accrus, ce qui rend la construction et le lancement plus onéreux. De plus, la capsule de retour doit entrer dans l'atmosphère à une vitesse de 38 000 km/h, supérieure aux 28 000 km/h observés pour les missions ISS. Olivier Sanguy, expert en actualité spatiale à la Cité de l’espace de Toulouse, notait que cela rend nécessaire un bouclier thermique plus performant pour le vaisseau. Le lanceur utilisé, le SLS (Space Launch System), qui mesure 98 mètres de haut et pèse plus de 2 000 tonnes, doit également fournir une puissance accrue.







