Dans son adresse à la Nation, Donald Trump s’est vanté mercredi d’une offensive décisive contre l’Iran, affirmant que le conflit touchait à sa fin.
Mercredi dernier, lors d'une allocution solennelle, Donald Trump a annoncé une intensification des frappes militaires contre l'Iran, promettant des attaques sur une durée de deux à trois semaines. « Nous frapperons extrêmement durement, désirant les ramener à l’âge de pierre, » a-t-il déclaré depuis la Maison-Blanche, soulignant que le réseau électrique iranien serait ciblé.
« Nous continuerons jusqu’à ce que nous atteignions nos objectifs, » a-t-il ajouté, évoquant la déconstruction des infrastructures vitales de l'Iran. Ces déclarations interviennent alors que les hostilités se poursuivent sur le terrain, avec des affirmations sur des victoires écrasantes contre les forces iraniennes.
Selon Trump, « les États-Unis sont sur le point d’accomplir leurs objectifs stratégiques en Iran ». Il n’a pas manqué de rappeler sa détermination à empêcher tout programme nucléaire de la part du régime iranien.« Je n'autoriserai jamais des armes nucléaires entre leurs mains, » a-t-il assuré.
Des tensions entourent le détroit d'Ormuz
Le président américain a également exhorté les nations du Golfe à intervenir pour rouvrir le détroit d'Ormuz, essentiel pour le transport des hydrocarbures.« Agissez, saisissez le détroit et protégez-le », a-t-il lancé, tout en reprochant à certains alliés, comme la France, de ne pas soutenir suffisamment les efforts américains.
En dépit des ambitions militaires affichées, Donald Trump a réitéré son engagement envers ses alliés au Moyen-Orient, notamment Israël et l'Arabie saoudite, affirmant qu'il ne les abandonnerait pas face aux retombées des frappes.
L'Iran dément les offres de cessez-le-feu
En amont de son discours, Trump avait signalé que l'Iran aurait exprimé une volonté de cessez-le-feu, une affirmation qui a été rejetée par Téhéran. Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères a qualifié les demandes américaines de « maximalistes et irrationnelles », ajoutant que l'Iran était préparé pour toute éventualité, y compris une offensive terrestre.
Hausse du prix du pétrole suite aux déclarations
Suite à l'allocution du président, les marchés réagissent rapidement. Le prix du baril de Brent a franchi la barre des 105 dollars, témoignant des incertitudes soulevées par la situation. Ces hausses sont le reflet des craintes d'une escalade du conflit et de ses conséquences sur l’économie mondiale.
Avec AFP







