Invité de l'émission "Tout est politique" le 7 avril, Joshua Zarka, ambassadeur d'Israël en France, a exprimé ses doutes quant à la volonté de l'Iran d'accepter un accord avec Washington avant l'expiration de l'ultimatum fixé par Donald Trump. "Ils ont toujours rejeté les différentes propositions qui leur ont été faites," a-t-il rappelé, tout en notant que le régime iranien a connu des changements.
Alors que le monde attend avec anxiété la réponse du président américain, Zarka a assuré qu'il n'y avait "aucune intention" de détruire la civilisation iranienne et qu'Israël ne partageait pas cette rhétorique. "Ce que nous souhaitons, c'est libérer cette civilisation extraordinaire," a-t-il ajouté.
Concernant les menaces de Trump sur une éventuelle destruction de l'Iran, Zarka a souligné qu'il ne commentait pas directement les déclarations américaines, mais réaffirmait la position israélienne qui ne vise pas à causer le déclin d'une civilisation. "Je ne vois pas le Premier ministre Nétanyahou tenir des propos similaires," a-t-il précisé, différenciant ainsi le style entre les responsables israéliens et américains.
Interrogé sur les préparatifs militaires d'Israël, Zarka a révélé que les opérations avaient déjà été intensifiées en Iran, ciblant des installations à double usage, militaires et non militaires. "Nous avons obtenu des résultats significatifs et nous continuerons à frapper au besoin," a-t-il déclaré, sans toutefois indiquer si ces actions allaient s'intensifier encore.
Quant à une résolution diplomatique, Zarka a montré un certain scepticisme. "Le régime iranien n'est pas en mesure d'accepter des compromis," a-t-il affirmé, ajoutant qu'il n'y avait actuellement personne capable de stopper le programme nucléaire iranien. Malgré des changements au sein du régime, l'ambassadeur reste convaincu que l'Iran est loin d'être prêt à engager un dialogue constructif.
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